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Certains isotopes radioactifs sont naturellement présents dans notre environnement depuis la formation de la planète et induisent une contamination naturelle de notre propre organisme par ingestion et inhalation. Il s’agit notamment du Potassium-40 (40K) prédominant dans notre alimentation, et des descendants des chaînes de l’Uranium et du Thorium.

Le temps pour que la moitié d’un radioélément soit éliminée naturellement dans le corps est appelé période biologique. Elle dépend de la période radioactive de l’isotope et de son devenir biologique. Exemple : l’Hélium-3 (3H) a une période biologique de 10 jours alors que sa période radioactive est de 12,3 ans.

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Chaque isotope radioactif se désintègre en émettant un rayonnement ionisant qui peut être :

- bêta peu pénétrant (b : un électron) ; - alpha (a : noyaux d’hélium) rapidement absorbé par la matière ; - et/ou gamma (g : photon très énergétique) très pénétrant.

Le rayonnement alpha est très ionisant en raison de sa forte énergie et de son parcours rectiligne. Il est freiné à l’intérieur d’un tissu et dépose son énergie localement. A énergie égale, il est plus perturbateur (lésions difficilement réparables) que le rayonnement gamma qui pénètre plus profondément mais étale les dépôts d’énergie de façon homogène.

Le C.I.P.R. a proposé, en 1990, des limites de dose équivalente reposant sur le principe éthique de précaution. Ces doses sont de 1 mSv/an (jusqu’à 5 mSv/5 ans soit 70 mSv/vie pour une personne de 70 ans) pour la population et de 20 mSv/an (jusqu’à 100 mSv/5 ans) pour les travailleurs du nucléaire. En France, ces limites sont de 5 mSv/an pour la population et 50 mSv/an pour les travailleurs du nucléaire.

Mais, le risque biologique lié à une ionisation par rayonnements n’est pas uniforme et dépend de la radiosensibilité des organes. Le Plutonium a une période biologique de 20 ans dans le foie et de 50 ans dans les os. Ainsi, la limite de dose équivalente varie en fonction des organes (150 mSv pour le cristallin et 500 mSv pour la peau et les mains).

Une question de doses

Les spécialistes considèrent qu’il n’y a pas de symptôme clinique en dessous de 200 mSv. Jusqu’à 1 Sv, on observe une diminution de globules blancs, puis entre 1 et 2,5 Sv les vomissements précoces s’accompagnent d’une chute du nombre des cellules sanguines. Au delà de 2,5 Sv, les conséquences sont plus graves et lors d’une irradiation de 5 Sv, une personne sur deux meurt.

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