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Ce sont les pluies qui ont influencé les retombées au sol (intensité et homogénéité), les vents en altitude ne guidant que la trajectoire du nuage.

Ainsi, la quantité retombée sur un site reflète la coïncidence entre un épisode pluvieux et le passage du nuage radioactif. La distance par rapport au lieu de l’accident n’est pas un facteur déterminant de retombées. Conséquence : la quantité de radioactivité retombée peut varier énormément sur de courtes distances. On parle de « tâches de contamination » [13] (Wheeler, 1988).

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A l’échelle européenne, les plus fortes activités se localisent à proximité du site de l’accident en Ukraine, Russie et Biélorussie, où la contamination est supérieure à 185 000 Bq/m² de 137 Cs. Ensuite viennent les lieux de fortes pluies dans les Alpes, les Vosges, le Pays de Galles, et la Scandinavie) avec des niveaux compris entre 40 000 et 100 000 Bq/m². Sur le reste de l’Europe, les retombées de 137 Cs sont comprises entre 0 et 40 000 Bq/m² (UNSCEAR, 1988).

L’hétérogénéité et la brièveté des dépôts radioactifs sont les principaux problèmes dans l’incident de Tchernobyl. Selon les experts, leurs effets sur les populations et l’environnement, vont durer plusieurs décennies.

Retombées de Cs en provenance de Tchernobyl
Source : UNSCEAR 1988

Les retombées en France

Cette année là, il règne des conditions anticycloniques, jusqu’au 1er mai. Le niveau de 137 Cs dans l’air atteint 0,3 Bq/m 3 en région parisienne (100 fois le niveau de 1963, pic des essais des bombes thermonucléaires) et ponctuellement 1 à 10 Bq/m 3 dans d’autres régions alors que le niveau pré-accident est de 1 µBq/m 3 (Thomas et Martin, 1986).

En région parisienne, le nuage atteint son maximum de concentration le 2 mai légèrement en avance sur le développement d’une situation orageuse. Même si les activités les plus fortes ont été évacuées, la nature orageuse de la pluie a permis un lessivage important des basses couches (700 Bq/l de 137 Cs dans la pluie) et une forte hétérogénéité des retombées (DCENS, 1986).

L’incursion d’un front atlantique donne de nouvelles pluies éparses le 3 mai et tend à évacuer le nuage vers le nord. Mais, il est ramené sur le continent les 4 et 5 mai en suivant le mouvement circulaire de la dépression puis quitte définitivement le pays (Wheeler, 1988). 99% de l’activité spécifique de 137 Cs de l’air est alors passé.

Suivant la classique circulation circumpolaire (nuage détecté au Japon et aux E.U.), le troisième passage du nuage a lieu entre le 10 et le 19 mai sur Paris avec 50 mBq/m 3 de 137 Cs dans l’air (Thomas et Martin, 1986).

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