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L’accident de Tchernobyl a eu lieu, alors même que les dirigeants avaient décidé une accélération importante du programme nucléaire pour faire de l’Union Soviétique la plus grande puissance nucléaire du monde en l’an 2000 (13% de la production électrique en 1990).

La filière des réacteurs bouillants de grande puissance (RMBK) développée en U.R.S.S. représente 40% du parc de l’ex-Union Soviétique (14 unités en service dont Tchernobyl). Le combustible est de l’Uranium enrichi (1,8% d’235U), le modérateur est constitué de graphite et le colporteur est l’eau bouillante.

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Mais ce type de réacteur présente une instabilité intrinsèque (grand volume du cœur et présence de vapeur dans le circuit de refroidissement), le système de confinement est sous-dimensionné. En cas de rupture de tubes de force, le réacteur monte en pression.

Enfin, une grande partie des tuyauteries et des soudures sont inaccessibles pendant le fonctionnement (UNSCEAR, 1988)

Le risque nucléaire à l’Est est devenu véritablement une préoccupation internationale en 1991 avec les conclusions catastrophiques d’une inspection de la centrale de Kozloduy (Bulgarie) par l’A.I.E.A. avec le déblocage de 1 500 millions d’Euros (1991-97) pour améliorer la sûreté des installations nucléaires en Europe de l’Est (IPSN, 2000).

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