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Au départ de la chaîne alimentaire, le bétail est contaminé par les dioxines retombées avec les fumées sur l’herbe des pâturages. Ces molécules se déposent dans les graisses animales (viandes, lait, oeufs, poissons). L’alimentation est donc la source principale d’exposition (80 à 95 %).

- L’alimentation est la principale source de contamination. - Au commencement de la chaîne alimentaire, le bétail broute l’herbe des pâturages. - Ceux-ci peuvent être contaminés par des retombés de dioxine émisent par l’industrie (incinérateurs...). - Ces molécules se déposent dans les graisses animales contenues dans les viandes, le lait... - Les dioxines peuvent passer de l’animal à l’homme par le biais de l’assiette (viandes), du verre (lait) ou du sein maternel.

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Reste à savoir quelle quantité de dioxines nous pouvons absorber sans danger, ce qui revient à définir un seuil de toxicité. Ces molécules n’ayant pas toutes la même dangerosité, les scientifiques ont créé une unité appelée TEQ - pour équivalent toxique - qui tient compte de la toxicité du composé le plus toxique. Par ailleurs, la pollution par les dioxines survient avec des doses tellement faibles qu’elles se mesurent en picogramme, c’est à dire en millionième de millionième de gramme (10-12 grammes).

En ce qui concerne la détermination du seuil de toxicité, les avis divergent considérablement : pour l’OMS, depuis 1990, la dose journalière admissible était de 10 picogrammes par kilo et par jour, un chiffre critiqué au regard des nouvelles données épidémiologiques concernant surtout les appareils neurologique et endocrinien. Une réunion extraordinaire a donc été demandée au terme de laquelle les experts sont tombés d’accord sur une dose journalière admissible comprise entre 1 et 4 picogrammes par kilo de poids corporel.

Il faut savoir que l’agence américaine pour la protection de l’environnement préconise quant à elle de ne pas absorber plus de 0,0064 picogrammes par kilo de poids corporel, c’est-à-dire 160 fois moins que la norme française.

En somme, plus la science avance, plus les normes en vigueurs concernant les dioxines semblent devoir être révisées à la baisse.

Des estimations montrent que la dose quotidienne moyenne ingérée par une personne se situe entre 10 et 200 picogramme TEQ (ou pg TEQ) par jour, soit de 2 à 3 pg TEQ par kilo de poids corporel et par jour pour un adulte mais elle peut être beaucoup plus élevée dans certaines tranches de la population, notamment chez les enfants. Les dioxines sont des produits lipophiles, c’est à dire qu’elles s’accumulent dans les graisses comme la graisse du lait. Les produits laitiers représentent 30 à 45 % de contamination alimentaire. Le lait est un très bon indicateur de la pollution ambiante par les dioxines, en l’absence de mesures directes dans l’environnement.

Un exemple : la teneur en dioxine du lait de vache, dans la province de Namur, a été mesurée à 1,9 pg de dioxine par gramme de graisse. Ce lait contient 4,5 % soit 45 grammes de graisse par litre, et donc 85 pg de dioxines.Un homme de 70 kg ne devrait pas absorber plus de 0,45 pg de dioxine. Dans ces conditions, un centilitre de lait lui apporte donc près de deux fois la dose seuil.

Par ailleurs, des mesures ont montré que l’incinérateur d’Achêne répand dans l’atmosphère 0,1 nanogramme soit 100 pg de dioxines par mètre cube de fumées. Compte tenu de son débit de fumées et du fait que seul un millième des dioxines rejetées finit dans nos assiettes, ont peut estimer à 360 000 le nombre de personnes que ces fumées peuvent intoxiquer jusqu’à la dose seuil journalière.

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