Hypertension : ces 6 médicaments ne seront plus remboursés

Les autorités de santé françaises confirment le 3 avril 2016 le déremboursement des médicaments à base d’olmésartan, indiqués dans le traitement de l’hypertension artérielle.

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© FotoliaOlmetec®, Alteis®, CoOlmetec®, Alteisduo®, Sevikar®, Axeler®. Ces six médicaments à base d'olmésartan seul ou en association ne seront plus remboursés conformément à l' arrêté pris le 3 avril 2016 par la Haute Autorité de Santé (HAS) et l’Agence française des produits de santé (ANSM). La décision entrera en vigueur dans 3 mois afin de permettre aux patients de consulter leur médecin et d'adapter leur traitement. "L’utilisation de l’olmésartan au regard des alternatives disponibles constituait une perte de chance pour les patients" ont expliqué les autorités.

Risques d’entéropathie, une maladie intestinale grave

L'ANSM et la HAS remettent en cause l'efficacité du médicament, délivré en cas d'hypertension artérielle, sur la réduction du nombre de problèmes cardiovasculaires ou sur les décès, et rappellent l’observation d’effets digestifs indésirables parfois graves (diarrhées, douleurs abdominales parfois intenses, pertes de poids, et dans des cas plus rares, entéropathies (maladie intestinale grave)).

Malgré l'annonce de déremboursement, elles recommandent de ne "pas arrêter brutalement le traitement" et de "consulter un médecin pour une réévaluation du traitement", soulignant les nombreuses alternatives "mieux tolérées et remboursées".

Depuis début 2014, l'ANSM, s'inspirant du constat de l'Agence américaine du médicament fait en 2013 sur le lien entre entéropathies et olmésartan, alerte sur les effets secondaires de la substance et demande l'arrêt du traitement. En janvier 2015, celui-ci figurait parmi la liste des 71 médicaments commercialisés en France jugés "plus dangeureux qu'utiles" selon la revue médicale Prescrire. Il a également fait l'objet d'un bilan de pharmacovigilance de l'ANSM en juillet 2015, établissant le lien avec un risque d'entéropathie suite à une étude sur des patients français. Il avait été à nouveau épinglé en début d’année 2016 par la même revue .

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