Voici l’homme qui a accepté de se faire couper la tête pour la greffer sur un autre corps

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Le Russe Valéry Spiridonov s'est porté volontaire pour participer à l'expérience du neurochirurgien italien Sergio Canaverso, à savoir se faire couper la tête pour qu'elle soit greffée sur le corps d'un autre.

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Depuis le début, l'expérience annoncée est difficile à croire. Pourtant le neurochirurgien italien Sergio Canavero avance à grands pas. Lui qui annonçait en juin 2013 sa certitude de pouvoir greffer des têtes d'ici à deux ans, vient de trouver son premier volontaire. L'homme est un Russe de 30 ans, Valéry Spirinov, atteint d'une maladie dégénérative touchant la moelle épinière. Ses chances de survie étant aujourd'hui très faibles, il veut se donner cette chance pour continuer à vivre. "Ma décision est définitive, a-t-il déclaré, et je ne prévois pas d'en changer." S'il va au bout de l'expérience, sa tête sera coupée puis greffée sur un autre corps en état de mort cérébrale.

Comment ça va se passer ?

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Concrètement, la tête du receveur sera placée en hypothermie, pour éviter que le cerveau ne soit endommagé. Muscles, trachée, oesophage et vaisseaux sanguins seront dégagés du cou du donneur. La moëlle épinière de Valéry Spirinov et celle du receveur seront sectionnées en même temps. Sa tête sera ensuite posée rapidement sur le corps du receveur. La moëlle épinière sera reconnectée ainsi que les autres muscles, vaisseaux...

"Un pur fantasme" ?

La communauté scientifique est très sceptique sur le projet de Sergio Canavero. Pour beaucoup, il s'agit d'un "pur fantasme". Et même s'il se réalisait, les risques seraient élevés. Par ailleurs se pose le problème de l'éthique. Comme le reconnaît le neurochirurgien "l'opération créera une chimère porteuse de l'esprit du receveur et qui engendrera la descendance du donneur". Néanmoins, il reste positif et espère réaliser cette première mondiale en 2016 ou 2017. Ce, après avoir reçu l'autorisation d'un comité éthique et 10 millions d'euros pour les 36 heures d'intervention.

Vidéo. Le témoignage de Valéry Spirinov (en anglais)

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