Vidéo : recouvrer la vue grâce à ses dents

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Il existe une opération qui permet à des aveugles de retrouver la vue... en utilisant une de leurs dents ! A découvrir, pour ceux qui ne connaissent pas.

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oeilp Non, ce ni une blague, ni un film gore... Certains aveugles peuvent recouvrer la vue après une opération où on leur place une de leurs dents sous l'oeil ! Cela s'appelle l'osteo-odonto-kerathoprothèse (OOKP) et ça consiste à créer une cornée synthétique sur une dent d'un patient aveugle. Principe de la procédure : après avoir retiré cette dent de la bouche du patient, on la polie et on la place sous l'orbite de son oeil malade. Elle sert alors de support pour la pose d'une lentille ou d'une cornée artificielle. Certains retrouvent ainsi une certaine acuité visuelle, même après des dizaines d'années de cécité.

Plusieurs personnes ayant subi cette opération se sont confiées à la chaîne de télévision américaine BBC . La première est une femme, qui témoigne, comme si elle parlait de magie : "J'étais dans ce halo sombre et cette lumière est apparue. Et vous n'arrivez pas à y croire, vous n'arrivez pas à croire que ce que vous voyez est la lumière!" La deuxième est Ian Tibbetts, un Anglais de 43 ans, qui a perdu la vue après un accident d'usine : "Je n'ai rien vu pendant 12 ans. J'ai demandé au docteur, si c'était possible, qu'aussitôt qu'il ait enlevé les bandages, la première personne que je voudrais voir, c'est ma femme."

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Cette technique a été lancée dans les années 1960 par le Pr Benedetto Strampelli, un chirurgien ophtalmique italien. C'est un des types de Kératoprothèses, dispositifs utilisés dans les cas de cécités cornéennes (moins connues que les cécités rétiniennes). Ces "prothèses de cornée" sont habituellement destinées à certains patients ayant déjà subi plusieurs échecs de greffes de cornée prélevées sur des cadavres humains, et dans des situations où la greffe de cornée est à risque ou impossible. Il existerait 2 types de kératoprothèses : celles qui sont purement synthétiques, et celles qui sont crées sur des supports biologiques, comme l'os ou la dent du patient.
L'OOKP connaît tout de même un risque d'échec anatomique sur le long terme.

Voici le reportage de la BBC :

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