Vidéo : comment fonctionne la peur ?

La Société américaine de chimie (ACS) a réalisé une vidéo pour expliquer le fonctionnement de la peur dans notre corps. Joyeux Halloween !

Publicité
Publicité

peurp Le 31 octobre c'est Halloween : le moment idéal de se faire peur selon la tradition américaine. A cette occasion, la Société américaine de chimie (ACS), a réalisé une vidéo qui analyse la peur. Comme pour tout ce que nous ressentons, l'émotion de la peur est enclenchée par une succession de processus neurologiques et chimiques dans notre corps.

Ces mécanismes sont donc expliqués dans la vidéo intitulée "The chemistry of fear" (comprendre "la chimie de la peur"), largement illustrée par des films d'horreur. Le film est guidé par Abigail Marsh, maître de conférence en psychologie à l'université de Georgetown. "La peur est l'attente ou l'anticipation d'une possible blessure, explique-t-elle. Nous savons que le corps est extrêmement sensible à la possibilité d'une menace, et il existe ainsi de multiples voies qui achemine l'information de la peur dans le cerveau."

Publicité
La peur, toute une chaîne d'acteurs

Vous êtes assis dans votre salon et, soudain, vous entendez le bruit d'une vitre qui se casse. Ou que l'on casse... L'alerte sonore est alors transmise au thamalus du cerveau, puis à l'amygdale, principal organe de la peur. Là, un neurotransmetteur - le glutamate - prend le relais et déclenche une cascade de réactions dans la substance grise périaqueducale. A ce stade, le cerveau doit prendre une décision : rester immobile, bondir ?
Pendant ce temps, l'information atteint l'hypothalamus qui contrôle le système nerveux. C'est le moment de mettre en branle l'usine chimique du corps : les glandes surrénales qui produisent le cortisol et l'adrénaline. Cette dernière accélère le rythme cardiaque, la pression sanguine et le rythme respiratoire ; il y a aussi un shot de glucose dans le sang, tandis que le cortisol tient le système nerveux en éveil.
Nous voilà prêts pour les 3 stades de la réponse à la peur : l'immobilité, face à l'approche d'un prédateur dans l'espoir de lui échapper ; la fuite, lorsque le danger devient trop imminent ; la lutte, lorsque la fuite ou la tentative de fuite a échoué et qu'il ne reste plus qu'à se battre pour se protéger.

L'effet de la peur est donc nettement plus complexe que ce qu'on aurait pu imaginer, et tout se passe en un laps de temps très court. Les chercheurs ont également voulu voir ce qu'il se passait quand l'un des organes essentiels de cette chaîne ne fonctionnait pas. Ils ont pu observer le cas d'une femme dont les amygdales ne marchaient pas : la peur lui était étrangère. Rien que ça !

Découvrez cette vidéo instructive aux couleurs d'Halloween :

Publicité

Publicité

Ailleurs sur le Web

Publicité