Une molécule du corps humain comme médicament contre la thrombose

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Des chercheurs français ont découvert qu'une molécule produite par l'organisme présente des propriétés anti-thrombotiques en agissant pour bloquer la formation de caillots sanguins.Ils envisagent d’utiliser cette découverte pour développer un médicament anticoagulant.

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© FotoliaLa thrombose, aussi appelée phlébite, correspond à la formation anormale d'un caillot sanguin dans une veine. Touchant le plus souvent les veines des membres inférieurs elle n'implique pas forcément des symptômes spécifiques même si elle peut aboutir à des complications graves comme l'embolie pulmonaire. Des chercheurs de l'Inserm viennent de montrer qu'une molécule présente dans l'organisme pourrait faire office de traitement. Du nom d'apeline, elle aurait la propriété de freiner la formation de caillot sanguin (thrombus).

Les chercheurs voient dans cette molécule connue depuis plusieurs années "un nouvel antiagrégant plaquettaire totalement original". Son rôle est multiple dans le corps : elle "améliore le transport du sucre du sang vers les cellules et elle est impliquée dans les fonctions cardiaques, digestives ou encore vasculaires", précisent-ils. Des indices découverts par de précédentes études laissaient déjà entrevoir son possible effet dans les phénomènes thrombotiques : son taux est élevé chez les personnes obèses, plus exposées aux thromboses.

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Un autre effet que les médicaments actuels

Les facteurs de risque pouvant expliquer la formation d'un caillot sont le vieillissement vasculaire, l’hypertension ou l’hypercholestérolémie. Pour déterminer le rôle que joue cette molécule, les chercheurs ont formé des caillots sanguins in vitro, en présence ou non d’apeline. Dans le corps, le thrombus se forme lorsque le taux de plaquettes sanguines est trop élevé, activé par quatre molécules possibles : l’ADP, la thromboxane A2, la thrombine ou encore le collagène. Les chercheurs ont testé ces différentes conditions.

Ils ont constaté que l’apeline bloque la formation d’un thrombus quand les plaquettes sont activées par du collagène ou la thrombine, mais qu’elle est sans effet sur l’ADP ou la thromboxane A2. "Non seulement l’apeline présente bien des propriétés anticoagulantes mais, surtout, elle agit du côté des voies de signalisation du collagène et de la thrombine. Or, tous les traitements anticoagulants actuellement disponibles ciblent les autres voies, ADP et thromboxane A2", explique Géraldine Siegfried, coauteur de ces trava

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Les chercheurs veulent maintenant développer un dérivé de l'apleine, sûr et efficace, et en faire une option thérapeutique "complémentaire à celles qui existent déjà". Mais il faut encore beaucoup travailler pour arriver à un traitement car il existe un risque d'effets secondaires. "Une solution pourrait être d’agir sur la biodisponibilité de cet analogue, en lui conférant une durée de vie très courte dans l’organisme", ajoute la chercheuse. Ce traitement pourrait ainsi agir sur les plaquettes sans avoir le temps d'agir sur d'autres organes.
ganes.

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