Un aspirine par jour réduirait le risque d’avoir un cancer

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De nombreuses ont déjà établi le rôle que pourrait jouer l’aspirine dans la prévention contre certains cancers, notamment colorectal. Des chercheurs américains ont fait un pas en avant en découvrant le mécanisme possible qui expliquerait cette hypothèse.

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© FotoliaL’aspire ne serait pas bon qu’à faire passer un sévère mal de crâne. Cet anti-inflammatoire pourrait avoir un effet préventif contre certains types de cancer, affirme une étude américaine. Une hypothèse qui a déjà été évoquée dans la communauté scientifique mais qui n’est pas encore totalement vérifiée. Cette fois, des membres du Huntsman Cancer Institute ont découvert que l’analgésique réduirait le niveau d’un produit chimique dans le sang, le de 2-hydroxyglutarate, considéré par les scientifiques comme une molécule qui favoriserait la formation de tumeurs.

Dans un premier temps, les chercheurs ont analysé le sang de 40 personnes qui avaient pris de l’aspirine pendant 60 jours. Les participants ont chacun eu une phase avec et sans le médicament. Plus de 360 métabolites, soit des molécules chimiques telles que le sucre, les acides aminés ou les vitamines ont été analysés. Ils ont noté un changement significatif : le métabolite connu pour stimuler le développement du cancer, la 2-hydroxyglutarate, a été réduit de 12%.

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Mieux comprendre son mécanisme d'action

En laboratoire, ils ont ensuite évalué le niveau de 2-hydroxyglutarate dans des cellules cancéreuses (cancer colorectal) en culture traitées avec de l'aspirine. Ce dernier a été réduit jusqu’à 34%. En outre, ils ont constaté que le métabolite principal de l'aspirine, appelé salicylate, inhibe une enzyme appelée HOT (en transhydrogénase hydroxyacidic-oxoacide) qui déclenche la production de 2-hydroxyglutarate. "Cette étude suggère que l'aspirine joue un rôle clé dans l'interruption de multiples voies qui sont liées au développement du cancer", explique Cornelia Ulrich principal auteur de l’étud

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Elle ajoute: "Ici, nous montrons à la fois en clinique et en laboratoire qu'une réduction de 2-hydroxyglutarate peut être identifiée comme un nouveau mécanisme de l’aspirine dans la prévention du cancer". Mais les chercheurs doivent faire à un défi de taille car de nombreuses études ont montré un risque pour les patients qui prenaient trop d’aspirine : les effets secondaires sont à prévoir, notamment des cas de saignement gastro-intestinal sévère. Il est donc nécessaire de mieux comprendre les mécanismes par lesquels l'aspirine avant de le recommander plus généralement à titre préventif.
ntif.

Video. Le cancer du côlon - Cancer colorectal

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