Suicide : méfiez-vous de ce neuroleptique !

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L'Agence nationale du médicament met en garde contre les risques d'un médicament antipsychotique qui, mal utilisé, majore les risques de suicide et de pensées suicidaires.

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© FotoliaUtilisée comme un antipsychotique, la molécule aripiprazole (Abilify®) doit le rester, prévient l'ANSM. Dans un communiqué publié le 12 février, l'agence met en garde contre l'utilisation détourné de ce médicament dans les troubles autistiques, soit hors du cadre de son autorisation de mise sur le marché (AMM). L'association Vaincre l'autisme a donné l'alerte après le suicide d'un adolescent autiste de 13 ans qui aurait pris le traitement.

"Une utilisation hors AMM a été identifiée, notamment dans l’autisme, indication pour laquelle la sécurité et l’efficacité de ce médicament n’ont pas été établies" explique l'ANSM avant de préciser que "les risques de comportements suicidaires sont des effets connus et mentionnés dans le résumé des caractéristiques du produit (RCP) et qui nécessitent une surveillance rapprochée des patients".

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Des témoignages "alarmants"

L'Abilify® a été préconisé par un médecin non habilité à prescrire au petit Yassine pendant un an, sans prise en charge alternative. L'association Vaincre l'autisme précise que "durant cette période deux incidents graves se produisent : il se jette dans les escaliers, puis lors d’une sortie au bord d’un lac, décide soudainement d’y rentrer jusqu’à la taille". Elle tient ainsi à mettre en garde contre les parents concernés : "Ce médicament a été conçu pour le traitement de la schizophrénie et de la bipolarité chez l’adulte et les adolescents, et est maintenant également utilisé chez de nombreux enfants atteints des troubles de l’autisme

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Or, "les enfants, les adolescents ainsi que les jeunes adultes prenant des antidépresseurs pour des troubles dépressifs majeurs et d’autres troubles psychiatriques sont à plus haut risque d’éprouver des pensées et comportements suicidaires", déclare-t-elle. L'association se dit inquiète car le cas du garçon n'est pas unique et les témoignages qu'elle reçoit "sont plus qu'alarmants quant aux effets indésirables". Une inquiétude partagée par l'ANSM, qui affirme qu'au niveau international, 7 cas de suicides et 137 cas de comportements/idées suicidaires ou de tentatives de suicide ont été rapportés chez des enfants et adolescents âgés de 3 à 17 ans depuis sa commercialisation en 2002.
2002.

L’aripiprazole est un antipsychotique bénéficiant d’une autorisation de mise sur le marché (AMM) européenne depuis juin 2004. Il est commercialisé en France depuis juillet 2004.

VIDEO. Voilà ce que vit quotidiennement un autiste

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