Sclérose en plaques : avoir une commotion cérébrale doublerait le risque

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Une étude suédoise publiée dans la revue Annals of Neurology montre qu'un diagnostic de commotion cérébrale à l’adolescence augmenterait le risque de sclérose en plaques à l’âge adulte.

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D’étonnants résultats viennent d’être révélés sur les traumatismes crâniens. Une étude publiée dans la revue Annals of Neurology montre un lien évident entre les commotions cérébrales* subies à la période de l’adolescence et le développement de la sclérose en plaques à l’âge adulte.

L’objectif de cette étude était d’évaluer si la commotion cérébrale subie dans l’enfance ou l’adolescence pouvait être associée au risque de sclérose en plaques (SEP). Les chercheurs ont observé le registre national suédois de 7292 patients admis à l’hôpital après avoir subi une commotion cérébrale. Deux groupes ont été sélectionnés : des enfants âgés jusqu’à 10 ans et des adolescents de 11 à 20 ans. Une fois les participants devenus adultes, les chercheurs ont pu analyser leur risque de développer une sclérose en plaques.

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Un risque majoré de 22%

Les résultats montrent que les adolescents ayant eu une commotion cérébrale une fois dans leur jeunesse auraient un risque majoré de 22% de développer une SEP à l’âge adulte. Le risque doublerait pour plus d'un diagnostic de commotion cérébrale. "Le traumatisme crânien à l'adolescence, en particulier s'il est répété, est associé à un risque accru de futures scléroses en plaques, probablement en raison de l'initiation d'un processus auto-immune dans le système nerveux central, ont expliqué les auteurs. Cela souligne également l'importance de protéger les jeunes contre les blessures à la tête." Aucune association avec un risque de sclérose en plaques n'a été constatée chez les enfants de moins de 10 ans.

Quels sont les symptômes de la sclérose en plaques ?

Les manifestations neurologiques de la sclérose en plaques peuvent différer d'un malade à un autre en fonction de la région cérébrale ou spinale atteinte. En effet, certains patients ne présentent aucun signe de la maladie pendant plusieurs années car leur cerveau parvient à compenser les lésions des voies nerveuses impactées par la maladie. D'autres, au contraire, présentent de très nombreux symptômes caractéristiques de la SEP : asthénie, trouble visuel, baisse du tonus musculaire, perte de sensibilité, trouble de la coordination, douleurs, dépression, trouble génito-sphinctériens…

* Altération du fonctionnement cérébral, consécutive à un choc sur la tête, une secousse violente ou un ébranlement indirect du cerveau

Vidéo. La sclérose en plaques

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