Schizophrénie : des gènes "suspects" seraient à l’origine

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Une étude a récemment pointé du doigt la dysfonction d’un gène, à l’origine d’une augmentation de 25% des risques de schizophrénie. 

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Si l’on connaît les symptômes de la maladie mentale : pensées délirantes, désorganisation de la pensée, hallucinations…ses causes demeurent aujourd’hui inconnues. Une récente étude, dirigée par un spécialiste en génétique du Centre Stanley pour la recherche psychiatrique (New York, Broad Institute), associée à des professeurs de la Harvard Medical School, a cependant identifié une dysfonction génétique potentiellement à l’origine d’une partie des schizophrénies.

Pour conduire cette étude, les chercheurs ont analysé les profils génétiques de patients schizophrènes, ce qui leur a permis de pointer du doigt les gènes impliqués dans la production des protéines "C4-A" et "C4-B", elles-mêmes impliquées dans la croissance du cerveau.

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Une élimination des connexions dans le cerveau trop virulente

Lors de l’élagage synaptique, le cerveau élimine les synapses (connexions entre les neurones du cerveau) les moins efficaces pour permettre aux autres de se renforcer.
Une expérience de 2007 effectuée sur la souris, relayée par le site Allodocteurs , a souligné qu’une dysfonction des gènes à l’origine de la protéine "C4" provoquait un élagage synaptique trop virulent. Cela a été confirmé par l’étude du Broad Institute, selon laquelle la dysfonction amène la sur-expression des protéines "C4-A" et "C4-B", celle-ci étant responsable de cet élagage néfaste.

Cet élagage incontrôlé augmenterait le risque de schizophrénie de 25%. Cependant la communauté scientifique attend, pour se prononcer sur un quelconque traitement, que ces travaux soient confirmés.

Vidéo. Le cerveau comme vous ne l'avez jamais vu

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