Previscan® : alerte sur un nouveau danger lié à ce médicament pour le cœur

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Une enquête de l'Agence Nationale de Sécurité du Médicament (ANSM) a découvert que certains anticoagulants, notamment ceux qui contiennent de la fluindione, peuvent engendrer des complications d'ordre immuno-allergique. 

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L’Agence Nationale de Sécurité du médicament (ANSM) a déclaré, lors d’un point d’information le lundi 19 juin, que les antivitamines K (AVK), et plus particulièrement la fluindione , pouvaient causer des effets indésirables d’ordre immuno-allergiqu e.

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La fluindione : anticoagulant à effets indésirables

L’ANSM a mis en place une enquête réalisée par le Centre Régional de Pharmacovigilance de Lyon afin d’évaluer l’incidence des effets des antivitamines K . Ils ont comparé le niveau de risque d’atteintes immuno-allergiques entre deux types d'AVK : la fluindione et ceux de la famille des coumariniques (warfarine et l’acénocoumarol) . Résultat ? L’utilisation de fluindione est plus souvent associée à la survenue d’ atteintes immunoallergiques "rares mais sévères" par rapport aux autres . Ces atteintes sont surtout rénales à type de néphropathie tubulo-interstitielle isolée ou associée à des signes d’ hypersensibilité .

"Un arrêt précoce du traitement par fluindione associé à une corticothérapie permet le plus souvent une régression des atteintes observées".

L'agence ajoute cependant que la poursuite du traitement par fluindione chez des patients traités depuis plus de 6 mois "peut être privilégiée en fonction de l’analyse réalisée par le praticien afin d'évaluer les risques liés à un changement de traitement par rapport aux risques propres de la fluindione ( le risque immuno-allergique est réduit au-delà de 6 mois de traitement )". En revanche, si le traitement a débuté depuis moins de 6 mois , il faut régulièrement surveiller la fonction rénale au cours des 6 premiers mois ainsi que "tout signe pouvant évoquer un effet indésirable immuno-allergique de type cutané, hépatique ou hématologique" .

Des avertissements envers les professionnels de santé

L’ANSM a également publié une lettre de mise en garde à destination des professionnels de santé afind e les avertir des résultats obtenus.

Lors du début d’un traitement anticoagulant oral, les professionnels de santé doivent "prendre en compte l’ensemble des bénéfices et des risques attendus . En particulier, le risque d’effets indésirables immuno-allergiques . En conséquence, l’ANSM recommande aux professionnels de santé de privilégier la prescription d’un AVK de la famille des coumariniques en cas d’initiation d’un traitement AVK".

Les signes d'effets indésirables à surveiller

L’Agence a également publié quels pouvaient être les manifestations des effets indésirables de l’anticoagulant : une insuffisance rénale ou une aggravation d’une insuffisance rénale préexistante (baisse importante et brutale du volume des urines, fatigue inhabituelle, etc), des anomalies de la peau (un œdème local, un brusque gonflement du visage et du cou, une démangeaison, un urticaire, un eczéma, des taches rouges sur la peau, rougeur se généralisant à tout le corps avec des pustules, et souvent accompagnée de fièvre), une anomalie de la formule sanguine et de certains paramètres biologiques en particulier hépatiques, une gêne respiratoire, une fièvre…

Le Préviscan (fluindione) : qu’est-ce que c’est ?

Il s’agit d’un anticoagulant de la classe des anti-vitamines K (AVK). Il ralentit la coagulation sanguine et est indiqué par exemple lors d’une fibrillation auriculaire (trouble du rythme cardiaque), de thromboses veineuses ou d’embolies pulmonaires.

Selon les données basées sur le nombre de doses journalières sur l’année 2016 données par l’ANSM, 82% des patients traités par AVK reçoivent de la fluindione , tandis que 13% reçoivent de la warfarine (Coumadine) et 5% de l’acenocoumarol (Minisintrom et Sintrom).

Vidéo. Vitamine 3 : la vitamine soleil

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