Pourquoi on cicatrise moins bien avec l’âge ?

En vieillissant, nos cellules communiquent moins bien entre elles ce qui pourrait expliquer la plus lente cicatrisation, selon une étude américaine. 

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© IstockPlus on vieillit, plus la peau aurait du mal à se régénérer après une blessure, selon une étude de l’université de Rockefeller (Etats-Unis). Ce problème serait lié à un défaut de communication entre les cellules. Via l’observation de souris, les chercheurs auraient cependant trouvé un moyen de pallier ce manque occasionné par l’âge.

Les peaux jeunes cicatrisent en 5 jours

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Lors de l'étude, le processus de cicatrisation de souris jeunes (2 mois soit 20 ans en âge humain) était beaucoup plus rapide que celui de souris âgées (24 mois soit 70 ans en âge humain). Les peaux de souris jeunes cicatrisaient au bout de 5 jours mais les souris plus âgées mettaient beaucoup plus de temps à renouveler leurs cellules et à combler l’espace de la plaie.

Comment on cicatrise ? Lors du processus de cicatrisation, les vaisseaux sanguins favorisent le passage de cellules immunitaires, comme des anticorps, vers les zones traumatisées. Le corps s’organise en effet pour lutter contre l’infection. Les parties abîmées se reforment petit à petit en comblant la perte par un nouveau tissu. Puis les bords de la plaie finissent par se rapprocher et se coller et la nouvelle peau se densifier.

Le manque d'une protéine clé

Qu'est-ce-qui pose problème ? Avec le temps, lors de cette dernière étape, la coordination entre les cellules de la peau et les cellules immunitaires devient moins performante et ralentie. Les cellules situées aux berges de la plaie, ou "kératinocytes" ont plus de mal à communiquer avec les cellules immunitaires . A l’origine elles communiquent via une protéine appelée "Skint" pour aider le rapprochement des bords de la plaie, mais en vieillssant elles ne parviennent plus à la produire. Les chercheurs ont constaté qu’en injectant la protéine dans les tissus cutanés de souris âgées, in vitro, l’activité des kératinocytes se rapprochait de celle de kératinocytes jeunes et qu'elles se remettaient à produire la protéine. Une étape prometteuse de la recherche pour améliorer ce défaut cutané propre à l’âge.

Vidéo. Le mélanome en images

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