Pourquoi il ne faut pas avoir trop de bon cholestérol ?

Pourquoi il ne faut pas avoir trop de bon cholestérol ? ©Istock

Une nouvelle étude remet en cause toutes les recommandations selon lesquelles il faut avoir un taux de "bon cholestérol" (HDL) élevé. Voici ce qu'ils recommandent pour éviter tous risques de mortalité majorée.

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Lorsqu'on est en hypercholestérolémie on prête particulièrement attention au taux de LDL dit "le mauvais cholestérol". Selon les recommandations, il ne doit pas dépasser les 1,6g/l sans risque cardiovasculaire et 1,3 g/L lorsqu'on est à risque. La HAS recommande également que le taux du dit "bon cholestérol", le HDL soit au moins élevé jusqu'à 1,5 mmol/L car en-dessous il ne protégerait pas assez le coeur. En revanche ce qu'on ne précise pas c'est une limite à ne pas dépasser pour ce dernier, or il semblerait qu'il soit tout aussi dangereux. Une étude canadienne relayée par le site Medscape rapporte "qu' un taux de HDL élevé est corrélé à une majoration de la mortalité, toutes causes confondues " et surtout non cardiovasculaire.

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Aucun lien entre risque pour le coeur et le HDL ?

C'est le Dr François Diévart qui a exposé les travaux aux Journées européennes de la Société française de cardiologie. Il explique avoir analysé avec son équipe, pendant 5 ans, les données médicales de 600 000 volontaires, âgé en moyenne de 57 ans, ne présentant aucun antécédent cardiovasculaire. Contrairement aux recherches précédentes sur le sujet toutes les causes de décès ont été prises en compte et pas seulement les problèmes liés au coeur.

Si les résultats valident bien un risque de décès toutes causes confondues avec un taux de HDL en dessous de 0,51g/L , il en souligne également un lorsque ce dernier dépasse les 0,70g/L chez les hommes et 0,90 chez les femmes. En revanche, "la relation linéaire entre le HDL et la mortalité associée aux événements coronariens disparaît complètement avec cette étude", ajoute le Dr François Diévart ayant déclaré selon Mesdcape des liens d'intérêt avec plusieurs laboratoires (Allance BMS-Pfizer, Astra-Zeneca etc...). Pourtant selon lui, ces recherches changent la donne et prouvent que le HDL ne doit plus être considéré comme un facteur cardiovasculaire et remet en cause les traitements imposés qui ont besoin d'être ré-évalués.

VIdéo. Cholestérol : l'hyperlipidémie en images

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