Pourquoi certaines douleurs ne passent pas

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Arthrose, lumbago... Le temps passe mais vous continuez d'avoir mal. Des chercheurs britanniques ont peut-être trouvé la cause des douleurs chroniques.

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La douleur chronique affecte une personne sur sept. Selon une nouvelle étude du King's College of London, qui cherchait à comprendre pourquoi le système nerveux faisait durer la douleur, la réponse se trouverait dans l’épigénétique. Elle garderait la mémoire de la blessure passée .

Les chercheurs ont étudié les cellules du système immunitaire dans le système nerveux central de souris, une zone connue pour être à l’origine de nombreuses douleurs.
Il semblerait que les lésions faites aux cellules nerveuses pendant la maladie/blessure changent la marque épigénétique de certains gènes des cellules immunitaires .

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"L’épigénétique s’intéresse à une "couche" d’informations complémentaires qui définit comment ces gènes vont être utilisés par une cellule ou ne pas l’être", explique l’Inserm. Notre épigénétique se modifie au fur et à mesure de l’évolution de notre environnement et certaines modification peuvent persister "même lorsque le signal qui les a induites disparait".

La raison épigénétique, une nouvelle piste thérapeutique

C’est ce qui se passerait en cas de douleur chronique selon les chercheurs. Ces nouvelles marques épigénétiques porteraient la mémoire des blessures passées.

"Nous savons que les patients souffrant de douleurs chroniques ont les nerfs hyperactifs, et nous pensons que cela est probablement dû à diverses protéines et canaux dans ces nerfs ayant des propriétés différentes", a déclaré le Dr Franziska Denk, l’un des auteurs de l’étude.

"Les cellules disposent d’un système de ménage par lequel la majorité d’entre elles sont remplacées et renouvelées toutes les semaines et tous les mois. Alors pourquoi ces protéines cruciales continueraient à être remplacées par des versions dysfonctionantes d’elles-mêmes ? En explorant la possibilité de la raison épigénétique, notre étude constitue une première étape de réponse. Nous espérons qu’elle ouvrira la voie à de nouvelles cibles thérapeutiques."

Vidéo. L'arthrose en images

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