Panne sexuelle : un signe d'accident cardio-vasculaire ?

La Fédération Française de Cardiologie tire la sonnette d'alarme sur les troubles sexuels qui seraient des signes d'alerte d'accident cardio-vasculaire.

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© Adobe StockAvec l'arrivée de l'été, la Fédération Française de Cardiologie (FFC) rappelle les effets bénéfiques de l’activité sexuelle sur la santé du cœur : comme toute activité physique, les ébats contribuent en effet à muscler le muscle cardiaque et possèdent des vertus anti-stress et anti-déprime. Mais attention : dans un communiqué publié le 3 juillet 2018, la FFC souligne que l’apparition d’un dysfonctionnement érectile augmenterait les risques pour un homme de développer une maladie cardio-vasculaire.

Un marqueur silencieux

L'érection correspond à un afflux de sang dans les corps caverneux. Le pénis de l'homme se lève alors et devient dur, le rapport sexuel devient possible. Un trouble érectile, aussi appelé "impuissance sexuelle", se définit par l'incapacité récurrente de maintenir une érection suffisante pour avoir un rapport sexuel. Le trouble érectile, contrairement à la panne d'érection, se produit à de nombreuses reprises et peut alors affecter durablement la vie sexuelle des hommes concernés.

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En France, environ 30 à 40 % des hommes souffrent de dysfonction érectile. La FFC rappelle que la perte d’érection apparaîtrait souvent 3 à 5 ans avant la survenue d’un accident cardio-vasculaire aigu. Aussi, un dysfonctionnement érectile augmenterait les risques pour un homme de développer une maladie cardio-vasculaire de 25%. La Fédération Française de Cardiologie met l'accent sur la prévention et encourage les patients ayant un dysfonctionnement érectile à prendre au sérieux ce "signe avant-coureur" qui pourrait annoncer une maladie cardio-vasculaire. Il est important de ne pas ignorer ce trouble et d'en faire part à son médecin afin d'effectuer un bilan complet et de trouver des solutions adéquates.

"Le premier signe discret d’une maladie cardio-vasculaire latente"

"Que l’on soit cardiaque ou non, les troubles sexuels ne doivent pas être pris à la légère" insiste le Pr Claire Mounier-Vehier dans le communiqué de la FFC. Elle poursuit : "D’une part parce qu’ils peuvent bénéficier de traitements efficaces, y compris si l’on souffre d’une maladie cardio-vasculaire, mais aussi parce que ces dysfonctionnements se révèlent fréquemment être le premier signe discret d’une maladie cardio-vasculaire latente, qu’il faut impérativement dépister et prendre en charge". Les pannes sexuelles sont donc à prendre très au sérieux.

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