Le poids moyen des Français : êtes-vous dans la moyenne ?

Le poids moyen des Français : êtes-vous dans la moyenne ? © iStock

Le dernier Bulletin Épidémiologique Hebdomadaire (BEH) montre que l’obésité et le surpoids ont atteint des chiffres stables chez les adultes et les enfants. 

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L’obésité et le surpoids sont une des grandes préoccupations de la santé et appellent à une action urgente. Le Bulletin Épidémiologique Hebdomadaire (BEH) a publié, à partir de deux études faites respectivement en 2006 et en 2015 ( ENNS et Esteban ), l’évolution de la prévalence du surpoids et de l’obésité. En moyenne, l'indice de masse grasse des Français se trouve entre 25 et 26.

En 10 ans la progression du poids dans l'Hexagone montre une stabilité du surpoids et de l’obésité , chez les adultes et les enfants. ‘’En 2015, chez les adultes : la prévalence du surpoids (obésité incluse) était de 54% chez les hommes et 44% chez les femmes , et l’obésité atteignait 17% , sans évolution depuis 10 ans.

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En 2015, chez les enfants, cette prévalence était de 16% chez les garçons et 18% chez les filles , sans évolution significative depuis 2006. La prévalence de la maigreur augmentait significativement et atteignait 13% en 2015’’.

Comment les données sont analysées

L’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) indique qu'il y a surpoids quand l’IMC* est égal ou supérieur à 25 et qu'il y a obésité lorsque l’IMC est égal ou supérieur à 30 .
Dans les deux études précédemment citées, la corpulence a été calculée par l’IMC, selon la formule poids en kg/taille² en m . Afin de rendre compte de l’évolution de la corpulence entre 2006 et 2015, les données des deux études ont été comparées. Ainsi, les résultats entre 2006 et 2015 montrent une stabilisation du surpoids : la prévalence est restée à 49% et celle de l’obésité à 17%.

* Indice de Masse Corporelle

Des mesures contre la malnutrition

L’OMS a publié le 19 mai un dossier sur les mesures possibles afin de mettre un terme à la malnutrition dans le monde . La première mesure est de veiller à ce que les interventions et les programmes liés à une forme de malnutrition quelle qu’elle soit (obésité, surpoids, dénutrition, carences en micronutriments) ne développent pas involontairement de risques liés à une autre forme de malnutrition .

Il faut aussi ‘’tirer parti des mesures en place contre un type de malnutrition pour réduire simultanément les autres types . […].Par exemple, les programmes de transferts monétaires auraient pu être structurés de façon à encourager une alimentation saine et à réduire ainsi le risque d’obésité. De même, les programmes de repas scolaires, centrés sur la réduction de l’insécurité alimentaire, auraient pu être mis à contribution en accordant une plus grande place à l’éducation nutritionnelle et en supprimant les boissons et les en-cas sucrés des établissements scolaire s. À l’avenir, l’intégration des mesures contre toutes ces formes de malnutrition via les programmes existants pourrait entraîner un double bénéfice.’’

Enfin, l’OMS souhaite ‘’recenser les facteurs communs à différentes formes de malnutrition afin de déterminer de nouvelles mesures pour réduire toutes les formes de malnutrition’’. Il explique en effet que certains facteurs communs (normes sociales, statut socio-économique etc) peuvent être liés à plusieurs phénomènes et donc ‘’faire l’objet de mesures à vocation multiple ’’.

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