Nurofen condamné pour tromperie

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La marque Nurofen a été condamnée en Australie à retirer des déclinaisons de l'antalgique dédiées aux migraines, mal de dos et règles, alors que ces produits contiennent en réalité le même principe actif que le médicament classique.

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© FotoliaL'emballage était différent mais pas le produit. Et c'est pour avoir fait croire le contraire que Reckitt Benckiser, le fabricant du Nurofen a été condamné par la justice australienne. La marque d'antalgiques se présentait en effet sous différentes déclinaisons selon les maux visés : règles douloureuses, mal de dos ou migraine. Sauf que les emballages de ces produits, différents selon les cas, étaient trompeurs puisque ces derniers contiennent tous la même dose l'ibuprofène, soit le même principe actif qu'un Nurofen classique.

Ce coup de marketing permettait à Reckitt Benckiser de vendre ces boîtes à un prix deux fois plus cher aux consommateurs, qui n'y voyaient que du feu puisque ces derniers croyaient payer un médicament avec une fonction spécifique. Une tromperie à laquelle la justice australienne a décidé de mettre fin. Elle a ordonné en décembre dernier le retrait de Nurofen traitant le mal de dos, la migraine ou les crampes liées aux règles en évoquant le motif de "publicité mensongère".

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"Les poursuites avaient été lancées par la Commission australienne de la consommation et de la concurrence, qui accusait le laboratoire de miser sur l’ignorance des consommateurs pour faire des profits", précise l'association de consommateurs UFC-Que Choisir qui rappelle qu'il existe une situation similaire en France : le NurofenFem, présenté dans une boîte fuchsia, vendu contre les règles douloureuses alors qu'il ne contient que de l'ibuprofène."Les prix sont variables d’une pharmacie à l’autre, mais le NurofenFem est en général vendu 50 centimes plus chers", affirme l'association.
on.

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