Nuage radioactif : faut-il croire les chiffres de la radioactivité en France ?

Depuis mercredi, le panache radioactif en provenance du Japon survole la France. Alors que samedi dernier, l’IRSN (l'Institut français de radioprotection et de sûreté nucléaire) annonçait les résultats de ses premières mesures radioactives, les chiffres ont rapidement été mis en cause par la CRIIRAD (Commission de  Recherche et d'Information  Indépendantes sur la Radioactivité). Faut-il faire confiance aux chiffres officiels ? Une menace radioactive pèserait-elle sur la France ?

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"Il n’y a pas de seuil en dessous duquel la radioactivité n’a pas d’effet"

Si, conformément aux prévisions de l’IRSN, le nuage nous survole encore pendant des semaines voire des mois, il faudra peut-être réévaluer les risques à cause du phénomène d’accumulation.

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"Si le vent continue à tourner dans la même direction et si on cumule ces doses d’iode sur plusieurs mois, on peut arriver à une centaine de Becquerels par m² en dépôts cumulés. L’impact sanitaire passerait alors de 'négligeable' à 'très faible'. Il est admis au niveau scientifique international qu’il n’y a pas de seuil en dessous duquel la radioactivité n’a pas d’effet.

On parle actuellement d’impact sanitaire 'négligeable' car l’impact est non quantifiable. Mais plus il y a de gens concernés, plus le risque sanitaire est grand. Déjà, avec un impact sanitaire 'très faible', il y aurait quelques morts ...", avance Roland Desbordes, président de la CRIIRAD

Quant à la position du gouvernement français, Roland Desbordes, président de la CRIIRAD tient à rappeler que " le gouvernement n’a pas tiré de leçons de Tchernobyl. Avec des niveaux de radioactivité nettement plus importants qu’aujourd’hui, les responsables politiques de l’époque estiment encore à présent qu’ils ont bien fait les choses en ne retirant pas certains produits de la consommation ou en ne demandant pas à la population de changer leurs habitudes. Selon eux, il n’y a eu aucune victime de Tchernobyl en France. Mais pour nous, oui, il y a eu des victimes, même si c’est difficilement quantifiable. Nous allons donc rester attentifs et poursuivre nos mesures dans les jours à venir".

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