Nouvelles mises en garde sur un traitement de l'hypertension

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L'Agence nationale du médicament réitère ses recommandations concernant le médicament olmésartan, prescrit en cas d'hypertension artérielle. En cause, des cas graves de maladies intestinales associés à ce traitement qui "restent élevés en France".

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© FotoliaDepuis deux ans, l'Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) suit de près les effets indésirables liés à la prise d'olmésartan*, dont les cas d'entéropathies sévères (maladies intestinales). Dans un nouveau communiqué publié le 21 juillet, elle annonce qu'un bilan récent de pharmacovigilance a montré la persistance de retards de diagnostic d'entéropathie liée à ce traitement de l'hypertension artérielle "et que, de ce fait, le nombre de cas graves rapportés reste élevé en France". Le risque de survenue de ces cas est estimé à 10 pour 100 000. L'ANSM "réitère ses recommandations formulées en juillet 2013 et juillet 2014 concernant les patients traités par olmésartan" auprès des professionnels de santé. A savoir :

- Rechercher systématiquement des signes ou symptômes évocateurs d’entéropathie : diarrhée aiguë ou chronique, parfois d’instauration brutale, pouvant être abondante et entraîner une perte de poids importante, ainsi que des complications telles que déshydratation, insuffisance rénale, troubles électrolytiques dont hypokaliémie, acidose métabolique, signes de malabsorption.

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- L’entéropathie peut survenir plusieurs mois, voire plusieurs années après le début du traitement.

- En cas de signes évocateurs d’entéropathie, le traitement par l’olmésartan doit être arrêté et substitué si besoin par un autre antihypertenseur. A cet égard, l’ANSM rappelle que les données récentes de morbi-mortalité renforcent les recommandations en vigueur privilégiant les inhibiteurs de l’enzyme de conversion (IEC) en première intention par rapport aux ARA II dans le traitement de l’hypertension artérielle essentielle.

- L’arrêt de l’olmésartan entraîne dans la majorité des cas une amélioration des signes cliniques d’entéropathie chez les patients. Le délai de régression des signes à l’arrêt du traitement est généralement rapide, de l’ordre de quelques jours. Le traitement par olmésartan (seul ou en association) ne doit pas être repris. Si les signes cliniques ne s’améliorent pas dans la semaine suivant l’arrêt du traitement, un gastro-entérologue doit être consulté.

Attention : les patients ne doivent pas interrompre leur traitement sans avoir reçu l'avis de leur médecin.

*Alteis®, Alteisduo®, Axeler®, Olmetec®, CoOlmetec®, Sevikar®.

Vidéo. L'hypertension artérielle expliquée en images

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