Médicament contre l'acné Roaccutane® : plainte après le suicide d'un adolescent

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Une habitante de Lunéville a porté plainte contre la dermatologue de son fils après le suicide de celui-ci. En cause : les effets néfastes du médicament contre l'acné Roaccutane® (Isotrétinoïne) et l'absence de suivi psychologique.

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acnep© Fotolia "Il a caché sa souffrance morale à tout le monde, jusqu'au geste fatal", confie la mère de Jordan, l'adolescent qui s'est suicidé au mois de juillet à Lunéville (Meurthe-et-Moselle). Après le drame, la femme a porté plainte contre la dermatologue de son fils, dont le suivi était fait uniquement par prise de sang et à qui le médecin prescrivait du Roaccutane®, un traitement anti-acné. "Elle n'a pas jugé bon d'orienter mon fils vers un psychologue [...] et se contentait de lui prescrire un renouvellement du traitement", déclare-t-elle.

Cet étudiant en fac de lettres avait suivi de janvier à juin une importante cure de Curacné®, un générique du Roaccutane®. Il s'est suicidé par pendaison dans sa chambre.
La mère de Jordan précise que c'était "un jeune homme intelligent, très doué, avec plein de projets d'avenir [...], souriant, aimant sortir avec sa bande d'amis". Mais à la suite de ce traitement, "son comportement avait beaucoup changé : il ne dormait plus la nuit, s'enfermait des heures dans sa chambre, souffrait de douleurs musculaires très fortes dans le dos et de sécheresse des muqueuse". Selon elle, il ne faut plus être soi-même pour accomplir un tel geste, et c'est ce médicament qui a atteint le cerveau.

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Le médicament Roaccutane® a déjà provoqué de nombreuses plaintes

Ce médicament vaut déjà à son inventeur, le groupe pharmaceutique suisse Roche, ainsi qu'aux fabricants de ses génériques, les laboratoires Fabre et Expanscience, une série de plaintes après plusieurs suicides de patients.

La mère de Jordan s'est rapprochée de Daniel Voidey, président de l'association française des victimes du Roaccutane® et génériques (AVRG), qui a engagé des actions en justice contre Roche, Fabre et Expanscience, après le suicide de son fils Alexandre dans des circonstances similaires en 2007.
"Nous avons comptabilisé une soixantaine de suicides en France et en Suisse liés à la prise de ces traitements, et nous avons reçu environ 1 800 témoignages" sur leurx nombreux effets indésirables, a déclaré Daniel Voidey.
Après la polémique, une étude avait été lancée en 2011 sur 1000 patients pour analyser les effets colatéraux du Roaccutane® et ses génériques. Les résultats sont attendus en fin d'année, ajoute-t-il.

(Source : AFP)

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