Médicament : c'est maintenant plus facile de déclarer les effets indésirables

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Victime d'un effet indésirable après avoir pris un médicament ? La procédure est désormais beaucoup plus simple puisqu'elle peut se faire 100% en ligne sur le site de l'Agence nationale du médicament.

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© Fotolia Quand on voit les affaires du Mediator, des pilules contraceptives (Diane35 et autres), on se dit qu'on a tout intérêt à déclarer les effets indésirables dont on est victime après avoir pris un médicament. Jusqu'ici, la procédure était longue et fastidieuse (téléchargement d'un formulaire en ligne, impression, envoi par courrier postal...) et en décourageait plus d'un ! Mais depuis le 7 novembre, l'Agence nationale du médicament (ANSM) propose aux patients de remplir ledit formulaire sur son site et de le soumettre en un clic au centre régional de pharmacovigilance (CRPV). De là, un pharmacologue étudie le cas déposé et détermine si l'effet incriminé est bien lié au médicament. "Cette nouvelle interface, plus lisible et plus simple, pour déclarer les effets indésirables constitue une première étape vers une véritable télédéclaration en ligne" explique l'ANSM dans un communiqué.

Comment sont surveillés les effets indésirables des médicaments ?

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On ne le sait pas toujours mais l'Agence nationale du médicament est chargée de surveiller tous les produits de santé après leur mise sur le marché. Des systèmes de vigilance sont en place pour huit types de produits de santé (médicaments, dispositifs médicaux, dispositifs de diagnostic in vitro, produits sanguins, substances psychoactives, produits biologiques, cosmétiques et produits de tatouage). Ces systèmes de vigilance assurent le recueil, l’enregistrement et l’évaluation des déclarations d’effets indésirables susceptibles d’être liés à ces produits.

En 2012, l'ANSM a ainsi reçu 38 296 déclarations d'effets indésirables provenant des CRPV. Le nombre de déclarations en provenance des patients (1222) est en constante augmentation : en août 2013, on note une augmentation de 36 % par rapport à la même période en 2012.

Le nombre de déclarations d’effets indésirables liés à des médicaments et provenant des CRPV est passé en 5 ans de 28 252 en 2008 à 38 296 en 2012, l’ANSM contribuant à hauteur de 20 % à la base européenne de pharmacovigilance (Eudravigilance). En matériovigilance, les signalements ont augmenté de 70 % passant de 7 799 à 13 230 sur la même période.

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