Médecin généraliste : une erreur tous les 2 jours

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Une étude publiée dans le Bulletin épidémiologique hebdomadaire pointe du doigt les erreurs médicales commises par les généralistes.

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Généralement sans gravité. Une étude portant sur la fréquence des évènements indésirables associés aux soins (EIAS) en médecine générale française fait état d'une erreur tous les deux jours en moyenne, par chaque praticien. Pour cette recherche (la première du genre en France), 160 médecins généralistes ont été interrogés. Sur 13 438 actes retenus (visites et consultations), il y a eu 401 EIAS (26 pour 1000) dont 344 évitables (22 pour 1000).

Quels sont ces "erreurs" ou EIAS" ?

Pour 77% des patients, l'EIAS n'a eu aucune conséquence clinique, pour 21% il y a eu une incapacité temportaire . Il pouvait s’agir : d’une infection urinaire liée à un retard de traitement, de malaises liés à un retard de prise en compte de résultats biologiques chez un diabétique ou d’un symptôme clinique lié à un événement indésirable médicamenteux. 2% des EIAS ont été des événements indésirables cliniquement graves qui pouvaient être associés à un décès (en établissement de santé : un patient de 87 ans insuffisant cardiaque a subi un retard de prise en charge, lié au délai pour obtenir un avis spécialisé, ce qui a entraîné une hospitalisation en urgence conduisant au décès), une menace vitale (4 cas) et une incapacité physique définitive (3 cas). Ces trois cas étaient : un patient diabétique de type 2 ayant présenté une aggravation de son insuffisance rénale suite à une prescription de metformine, un patient de 66 ans ayant été opéré d’un cancer de la prostate avec un retard diagnostique (résultat de PSA élevé négligé pendant plusieurs années) et une adolescente de 15 ans avec un retard diagnostique de troubles rachidiens. Ces trois cas ont été considérés comme évitables.

Quelles sont les causes des erreurs ?

Sur les 344 EIAS évitables, 42% étaient en rapport avec des problèmes d’organisation du cabinet (défaut de disponibilité du MG, erreur d’enregistrement des dossiers, d’identification des patients ou de gestion de rendez-vous et messages), 21% étaient liés à des défauts d’organisation ou de communication entre professionnels et structures de santé et 20% à des
défauts de connaissances, de compétences ou de mobilisation de celles-ci par le MG (principalement en lien avec la gestion des traitements médicamenteux). 10% étaient en rapport avec une perte de temps attribuée au patient avant ou durant sa prise en charge et 3% à une évolution inhabituelle de la maladie qui a pris de court les soignants et les patients. Pour les 4% restants, il n’y a pas eu de défaut identifié.

Les auteurs de l'étude soulignent que ces résultats "sont proches de ceux d'études réalisées dans d'autres pays comme l'Australier et les Pays-Bas.

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