Maladie de Charcot : un nombre de cas étrangement élevé dans deux villages français

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Montchavin et Saint-Ismier. Dans ces deux villages français, le nombre d'habitants touchés par la maladie de Charcot est plus élevé qu'ailleurs. Un mystère pour cette maladie neurologique dont on ne connaît toujours pas les causes réelles.

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En moyenne, on enregistre en France deux nouveaux cas de maladie de Charcot par an pour 100 000 personnes. Mais dans les villages de Montchavin en Savoie et de Saint-Ismier en Isère, on a recensé une dizaine de cas en 10 ans. C'est pendant l'été 2008 que le maire de Bellentre (ville rassemblant la commune de Montchavin) alerte le Dr Gérard Besson, chef du service de neurologie du CHU de Grenoble. Mis à part leurs habitudes de vie, les malades n'avaient aucun lien, ni consanguinité. "Il y avait donc une cause à rechercher" indique le médecin cité par LeFigaro.fr. L'enquête démarre sous le contrôle des autorités sanitaires.

Une maladie "de groupe"

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La maladie de Charcot ou sclérose latérale amyotrophique (SLA) est une maladie neurodégénérative qui détruit les neurones moteurs* du cortex cérébral (ceux qui gèrent les mouvements du corps), de la moelle épinière et parfois des nerfs crâniens. Elle apparaît régulièrement de façon complètement spontanée, sans que l'on sache vraiment pourquoi. Mais de façon étrange, elle se manifeste souvent en groupe de cas dans le temps et l'espace. Elle touche ainsi des couples, plusieurs habitants d'un même immeuble, des membres d'une même équipe de sport, une population locale rassemblée sur une île, etc.

Une neurotoxine en cause ?

Si le mystère persiste sur les deux villages français, le Dr Besson souligne l'hypothèse de la BMAA, une neurotoxine synthétisée par certaines cyanobactéries que l'on retrouve dans l'eau. Les habitants ont ainsi pu l'ingérer. Pour le savoir, des prélèvements vont être effectués dans l'environnement et sur les malades. Leurs habitudes de vie vont aussi être scrupuleusement détaillées. Le Dr Besson qui refuse de parler d'épidémie espère pouvoir expliquer le mystère "d'ici deux ou trois ans".

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