Levure de riz rouge : le remède anti cholestérol dangereux qu’il faut éviter

Levure de riz rouge : le remède anti cholestérol dangereux qu’il faut éviter©Fotolia

La levure de riz rouge est utilisée pour faire chuter le taux de cholestérol. Mais attention, ce produit, moins anodin qu'il n'y paraît, peut présenter des risques pour la santé. Explications.

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La levure de riz rouge peut entraîner des effets secondaires graves.Faut-il interdire les compléments alimentaires à base de levure de riz rouge ? Ces produits, inspirés des remèdes traditionnels chinois, sont souvent utilisés pour abaisser les taux de cholestérol. En effet, la levure de riz rouge contient de la monacoline, une molécule dont la structure est proche de celle des statines, les médicaments anti-cholestérol. Mais ces compléments ne seraient pas sans risque pour la santé, selon la revue Prescrire, qui rappelle que "leur composition en monacolines […] est variable et [qu’]il n’existe pas de méthode de dosage standardisée." Conséquence : l’usager risque de développer des effets secondaires graves, "semblables à ceux observés avec les statines, notamment : troubles musculaires et atteintes hépatiques", met en garde la revue. Elle alerte par ailleurs sur la possibilité d’une interaction entre ces compléments et le jus de pamplemousse, "qui pourrait augmenter les effets indésirables des produits à base de levure de riz rouge".

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Préférer un médicament dont la composition est garantie

C’est à cause de ces risques d’effets indésirables et du manque d’encadrement que la revue Prescrire se positionne contre les compléments à base de levure de riz rouge. En France, l’Agence nationale de sécurité de l'alimentation, de l'environnement et du travail (Anses) a reconnu en 2014 que la "consommation de 'levure de riz rouge' présente un risque sanitaire pour certains consommateurs", et s’est prononcée "pour la clarification du statut de ces produits dans l'Union européenne", rappelle la revue Prescrire . La commercialisation de ces compléments est d’ores et déjà jugée "illicite" en Suisse depuis 2014 et son interdiction a été recommandée par le Conseil supérieur de la santé belge en 2016. En cas d’hypercholestérolémie, la revue recommande donc de choisir un médicament dont l’efficacité clinique a été démontrée et qui dispose d’une Autorisation de Mise sur le Marché (AMM) délivrée par l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM). L’AMM garantit en effet "la qualité pharmaceutique, y compris la composition" d’un produit, souligne la revue.

Vidéo. Cholestérol : l'hyperlipidémie en images

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