Les ronflements pourraient faire flamber un cancer

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Des chercheurs ont découvert un mécanisme qui sous-entend un lien entre les gros ronfleurs souffrant d'apnée du sommeil et le développement d'un cancer.

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Gare aux ronflements qui accompagnent le plus souvent l'apnée du sommeil. Car les patients qui en souffrent éprouvent très souvent des micro-réveils entraînant somnolence, mais aussi des complications plus graves comme l'hypertension artérielle ou l'AVC. Des chercheurs de l' Hospital Clínic de Barcelona estiment qu'il existe également des preuves que ce syndrome favorise le développement des tumeurs cancéreuses.

Les tumeurs sont "nourries"

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En cause : l'hypoxie intermittente. Une inadéquation entre les besoins tissulaires en oxygène et les apports, qui se produit chez ces patients. Les chercheurs ont soumis 12 souris présentant une tumeur du rein à divers niveaux d'oxygène pour imiter l'hypoxie intermittente. Résultat ? Celles qui ont été les plus exposées ont montré une augmentation de cellules progénitrices vasculaires et de cellules endothéliales, qui mûrissent pour former des vaisseaux sanguins dans les tumeurs.

Un phénomène qui entraîne une complication non négligeable. "En raison de l'hypoxie intermittente, les tumeurs ont accès à plus de nutriments", précise le Dr Vilaseca, chercheur principal de l'étude. Celui-ci ajoute : "Ce travail montre que l'hypoxie intermittente est un mécanisme plausible expliquant comment l'apnée du sommeil qui restreint le flux d'oxygène dans les tissus peut favoriser des cancers". Une autre raison qui démontre l'importance du diagnostic du syndrome et la mise en place de mesures hygiéno-diététiques associées aux aides mécaniques.

Leur étude a été publiée pour le compte de l'European Association of Urology

Video. Le cancer, une maladie héréditaire ou génétique ?

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