Erreurs médicales : les plus gros risques sont au bloc opératoire

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Dans son septième rapport, l'Observatoire des risques médicaux révèle les détails des 9400 accidents médicaux répertoriés entre 2009 et 2014. 14% concernent une victime décédée des suites de l'accident. Infections nosocomiales, spécialitées les plus risquées... Voilà ce qu'il faut retenir de cette édition 2015.

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© FotoliaAucun acte médical n'est dénué de risques. Certains patients en ont malheureusement fait les frais. Dans son rapport 2015, concernant les accidents médicaux enregistrés entre 2009 et 2014, l'Observatoire des risques médicaux (ORM) a analysé 9384 dossiers ayant coûté 1 091 266 066 euros.

17% des dossiers liés à une infection nosocomiale

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- les accidents médicaux concernent davantage les médecins spécialisés que la médecine généraliste. Au sommet, il y a les disciplines chirurgicales qui représentent 62% des dossiers (hors obstétrique (455 dossiers) et chirurgie esthétique).

- le montant moyen perçu par une victime est à hauteur de 35 000 euros minimum et peut atteindre jusqu’à 180 000 euros.

- le taux de dossiers d'infections nosocomiales indemnisés par les assureurs (17%) augmente depuis 3 ans pour atteindre 78% cette année.

- 14% des dossiers concernent une victime décédée des suites de l'accident médical.

- Il y a eu 2711 actes techniques fautifs contre 2213 non fautifs.

Chirurgie : le plus grand nombre d'accidents médicaux

En nombre de dossiers, les disciplines chirurgicales sont les premières sources de dossiers indemnisés (62%). Viennent ensuite :

- Disciplines médicales avec sans actes invasifs : 11% de dossiers d'accidents médicaux .

- Anesthésie, réanimation, urgence, régulation : 5,3%.

- Obstétrique : 5%.

- Chirurgien-dentiste : 4,1%.

- Chirurgie plastique et esthétique : 2,7%.

Sage-femme, infirmiers : des taux de décès supérieurs à la moyenne

Les spécialités sage-femme , infirmiers diplômés d’Etat, anesthésie-réanimation-urgence régulation, obstétrique, disciplines médicales avec ou sans actes invasifs et anatomocytopathologiste ont un taux de décès nettement supérieur à la moyenne (entre 48% et 24% contre 14%). Mais ce taux est "difficilement généralisable à cause du faible nombre de dossiers dans la base d'étude" précise l'ORM.

Par nature du sinistre, un acte technique fautif est plus fréquemment rencontré pour les spécialités de chirurgien-dentiste , de chirurgie plastique et esthétique, de kinésithérapeute et disciplines médicales avec actes invasifs (respectivement 97%, 70%, 58% et 57%).

Découvrez également : Les erreurs médicales les plus fréquentes.

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