Les ions carbone contre le cancer : bientôt en France ?

Publicité

L'hadronthérapie est une technique de pointe pour combattre certains cancers spécifiques de manière plus efficace que la radiothérapie. Un premier centre en France attend de pouvoir ouvrir ses portes.

Publicité

hadronp Une technique novatrice permet de guérir certains cancers qui tuent encore : l'hadronthérapie, encore appelée carbonethérapie.
Comme l'explique au Figaro.fr le Dr Jean-Yves Giraud, responsable de physique médicale du CHU de Grenoble, l'hadronthérapie consiste à envoyer un faisceau d'ions carbone au niveau d'une tumeur. Une fois arrivés dans les cellules tumorales, ces ions créent des lésions plus graves qu'avec les autres traitements, au niveau génétique. Comme leur action est intense et le faisceau précis, les cellules tumorales peuvent être très précisément visées. "Elles ne meurent pas immédiatement, mais elles ne sont plus capables de se multiplier et perdent leur immortalité. Dans un laps de temps variable selon le type de cancer, la tumeur finit par disparaître et l'on peut parler de véritable guérison."

Une technique de pointe plus efficace que la radiothérapie

Publicité
C'est ce double effet (précision physique et pouvoir biologique destructeur renforcé) qui fait l'intérêt de la carbonethérapie. "Cette technique permet d'obtenir 25% de guérisons de plus que les thérapies conventionnelles dans certains cancers bien spécifiques (essentiellement des cancers de la tête et du cou, des tissus mous et du squelette) indique le Pr Jacques Balosso, directeur du Groupement de coopération sanitaire Etoile, qui oeuvre pour la naissance du premier centre français d'hadronthérapie.

L'hadronthérapie présente d'autres avantages par rapport à la radiothérapie : les cellules saines en aval de la tumeur sont épargnées, le nombre de séances réduit, une chimiothérapie complémentaire rarement requise, et une meilleure tolérance au traitement à court comme à plus long terme.

Bientôt un centre en France ?

L'hadronthérapie est un traitement intéressant mais à la portée limitée. Il n'y a donc aucune raison de recourir à cette technique de pointe si les autres traitements ont déjà fait leurs preuves. C'est pourquoi un petit nombre de pathologies peu fréquentes (concernant 1300 malades par an en France) pourraient en bénéficier dans un premier temps. En France, un centre spécialisé attend l'accord des pouvoirs publics pour ouvrir ses portes à Lyon.

Publicité

Publicité

Contenus sponsorisés

En Vidéo

En Vidéo sur Medisite

Publicité