Les hommes pourront être enceints “dans cinq ou dix ans” ?

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Comme les femmes bénéficiant d'une greffe d'utérus pour tomber enceinte, les hommes aussi pourraient un jour bénéficier de cette transplantation. Une hypothèse qui pourrait se réaliser dans quelques années car tout les obstacles médicaux liés à la différence anatomique entre hommes et femmes ont déjà leur solution. 

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C'est l'une des prouesses médicales que l'on juge impossible à réaliser, tant au niveau de la physiologie que de la morale et pourtant. Les hommes pourront peut-être, eux aussi, tomber "enceints" et ce serait pour plus tôt qu'on ne le pense. Une scientifique a formellement relancé le sujet, qui intéresse les chercheurs depuis plusieurs années. Dans une interview accordée à Yahoo! Health, le Dr. Karine Chung, la directrice du programme de préservation de la fertilité à la Keck School de Médecine de l’Université de Californie du Sud, affirme que la grossesse ne sera plus l'apanage des femmes d'ici cinq à dix ans.

Et la solution qui pourrait sembler compliquée du point de vue anatomique ne l'est en réalité pas tant que cela : si la science permet de greffer des utérus à des femmes nées sans cet organe ou souffrant d'infertilité, pourquoi ne serait-ce pas possible avec un homme ? "Aujourd'hui, les progrès médicaux permettent déjà à des femmes transgenres d'ajuster leur biochimie pour supprimer les hormones mâles et introduire les hormones féminines, avoir des seins qui peuvent allaiter et d'obtenir un vagin chirurgicalement construit qui comprend un "neoclitoris", explique la scientifique.

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Encore quelques obstacles à surmonter

Reste que les femmes auront toujours plus de facilités que les hommes bénéficiant d'un utérus transplanté. Elles possèdent déjà la vascularisation nécessaire pour nourrir l'utérus via le sang, les ligaments pelviens conçus pour le soutenir, des hormones naturelles indispensables et surtout un vagin et un col. Sans compter que l'expérience est déjà difficile en soi, car les femmes greffées sont dans l'obligation de suivre un traitement car elles s'exposent à un risque de rejet de leur organisme important. Pour autant, ces différences ne seraient pas impossibles à combler.

"Les anatomies masculines et féminines ne sont pas si différentes. A un moment donné, quelqu'un va probablement comprendre comment faire ce travail", ajoute le Dr Chung. En effet, les techniques médicales existent pour surmonter ces obstacles chez l'homme : l'hormonothérapie est déjà très répandue pour passer de "mâle" à "femelle", il est possible de relier les artères iliaques internes, qui amènent du sang oxygéné vers les membres inférieurs et le bassin à l'utérus, et de fixer celui-ci à d'autres ligaments faute de vagin pour le soutenir naturelleme

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Loin d'être celui que l'on pense, le problème le plus épineux reste de transférer un embryon cultivé in vitro dans l'utérus transplanté car il faut pour cela qu'un vagin y soit relié. Il faut aussi penser au coût d'une telle transplantation, déjà hors de prix quand il s'agit de la cornée ou d'un coeur, que les assurances ne couvriront pas. En outre, cette expérience provoquera sans conteste des questions d'éthique concernant la santé à long terme des greffés et des enfants mais aussi sur le bénéfice que la société peut retirer à utiliser autant de ressources pour éprouver la joie de la naissance.
sance.

Vidéo Première: un bébé né d'une transplantation utérine

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