Les femmes ont tendance à s'essouffler plus vite que les hommes

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Une étude québécoise explique pourquoi les femmes ont tendance à s'essouffler plus vite que les hommes pendant un exercice physique. En cause : la plus petite taille de leurs poumons.

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soufflep© Fotolia On sait qu'à taille égale, les femmes ont des poumons et des voies respiratoires plus petites que les hommes. Elles compensent donc par un souffle plus rapide.
Pour mieux comprendre ces mécanismes, des chercheurs de l'Université McGill au Québec ont mené une étude portant sur 50 volontaires (25 hommes et 25 femmes) : ceux-ci ont pédalé sur un vélo d'appartement, réglé pour que la difficulté de l'exercice augmente avec le temps. Ils devaient aussi noter l'intensité et le caractère désagréable de leur essoufflement. Pendant l'exercice, les chercheurs mesuraient le rythme respiratoire, le volume d'air inspiré et expiré, et la stimulation nerveuse des muscles respiratoires, dont le diaphragme.
Ce test d'effort amenait les participants à aller jusqu'aux deniers retranchements de leurs capacités respiratoires.

Résultats : les femmes arrivaient plus vite à un niveau élevé de ventilation, proche de leur maximum théorique. Leurs muscles respiratoires étaient alors davantage sollicités par le système nerveux que ceux des hommes, jusqu'à une sensation de respiration pénible et difficile, appelée la dyspnée .

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Bien qu'intéressantes, ces données "ne sont pas forcément adaptées pour décrire le quotidien", commente le Dr Bruno Sesboüe, de la Société française de médecine du sport, interrogé par le Figaro . Les volontaires sont en effet poussés au maximum et, dans la vie de tous les jours, "on est toujours en-dessous de ces valeurs. En courant un marathon, on arrive au mieux à 80% de sa ventilation maximale".

Le Pr Dennis Jensen, auteur de l'étude, conclut que "ces observations nous permettent de mieux comprendre pourquoi les femmes atteintes de troubles respiratoires, comme la bronchopneumopathie chronique obstructive, sont plus essoufflées et présentent une moins bonne qualité de vie liée à la santé que les hommes dans la même situation". De plus, ces nouvelles informations pourraient aider à concevoir de nouveaux traitements pour soulager les symptômes de dyspnée et améliorer la capacité à l'effort.

Source : Physiological mechanisms of sex differences in exertional dyspnea: role of neural respiratory motor drive, Experimental Physiology , 8 novembre 2013

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