Les aliments qui ralentissent le risque de démence

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Des chercheurs ont découvert quel type de nature les personnes touchées par un gène favorisant l'apparition de la maladie d'Alzheimer doivent favoriser pour limiter sa progression. Un découverte d'autant plus surprenante que ces aliments étaient au contraire suspectés de favoriser cette pathologie.

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Peut-on ralentir la progression d'une maladie autrement que grâce à un médicament ? C'est ce que semble penser des chercheurs du Rush University Medical Center qui ont décelé chez les fruits de mer et certains poissons une capacité à limiter la progression de la maladie d'Azheimer. Ce type de nourriture serait bénéfique pour les personnes âgées ayant un facteur de risque important, un gène du nom de APOE4 porté par 36 % des patients atteints d'Alzheimer.

Leur étude publiée dans le Journal of the American Medical Association révèle qu'une portion de fruits de mer par semaine minimum permet au cerveau de rester tel quel. En revanche, cette association n'a pas été trouvée dans le cerveau des volontaires qui mangeaient la même chose à la même fréquence mais qui ne portent pas le gène à risque. Les chercheurs ont examiné les cerveaux de 286 personnes décédées, atteintes par ce gène et cette pathologie.

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De très bons nutriments

Ils ont constaté que ceux qui mangeaient entre un et trois repas contenant des fruits de mer par semaine présentaient moins de dommages au niveau du cerveau. Le secret se trouverait dans les omégas-3 et les acides gras présents en très grande quantité chez ces aliments. C'est pour cette raison qu'ils n'ont constaté aucun effet bénéfique chez les personnes qui consommaient plutôt des suppléments d'huile de poisson plutôt que les fruits de mer en eux-mêmes.

Une conclusion qui surprend car le but de l'étude était de déterminer si leur consommation est liée à des niveaux élevés de mercure dans le cerveau. Cette substance également présente en grande quantité chez les fruits de mer est en effet suspectée d'être toxique pour lui car peut être à l'origine de certains cas de démence. Les chercheurs ont constaté que si une augmentation du taux de mercure était bien visible, cette dernière n'influait pas sur la quantité de plaques bêta-amyloïde, une caractéristique de la maladie d'Alzheimer. <

L'une des explications évoquées se trouve encore une fois dans les nutriments des fruits de mer : le sélénium pourrait avoir réduit la toxicité du mercure. "À notre connaissance, cette étude est la première à rendre compte de la relation entre les concentrations cérébrales de mercure et l'alimentation. Le constat de non-corrélations néfastes du mercure sur le cerveau est soutenu par un certain nombre d'études cas qui n'ont montré aucune différence entre les malades d'Alzheimer et la concentration de mercure dans le cerveau", concluent les chercheurs.
heurs.

Vidéo La maladie d'Alzheimer

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