L’effet sur votre poids si vous ne dormez pas 8 heures par nuit

L’effet sur votre poids si vous ne dormez pas 8 heures par nuit©Fotolia

Vous dormez trop peu ou avec trop d’irrégularités ? Vous travaillez de nuit ? Attention, si vous êtes génétiquement prédisposé au surpoids, cela peut avoir un effet néfaste sur votre métabolisme, selon une étude britannique. 

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Dormir trop peu, mais aussi dormir trop, influence l’IMC corporel. Si l’on est génétiquement prédisposé, cela pourrait même être un facteur d’obésité selon une étude de l’université de Glasgow (Royaume-Uni).

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Jusqu'à 4 kilos de plus !

Pour aboutir à cette conclusion, les chercheurs ont évalué les effets du sommeil sur la santé de plus de 12 000 personnes. Ils ont examiné les mauvaises habitudes de sommeil : nuits longues (plus de 9 heures ou siestes excessives pendant la journée) et plus courtes (moins de 7 heures), en comparaison à des nuits normales de 7 heures à 9 heures de sommeil. Conclusion : pour les personnes prédisposées génétiquement au surpoids, des mauvaises nuits peuvent augmenter le risque d’obésité.

Les gros dormeurs génétiquement prédisposés pesaient ainsi 4 kg de plus que ceux qui avaient les mêmes prédispositions mais dormaient normalement. Les petits dormeurs pesaient 2 kg de plus. En revanche, les résultats n'ont montré aucun lien clair entre la durée du sommeil et le poids corporel chez les personnes n’ayant pas de prédisposition.

Sans prédisposition, "les personnes semblent pouvoir "s'en tirer" dans une certaine mesure

"Chez les personnes génétiquement prédisposées à l’obésité, dormir trop peu ou trop longtemps, faire une sieste pendant la journée et travailler de nuit semble avoir une influence négative assez importante sur le poids corporel", a commenté le Dr Jason Gill, auteur de l’étude. Sans prédisposition, "les personnes semblent pouvoir "s'en tirer" dans une certaine mesure".

L’influence d’un mauvais sommeil sur les troubles métaboliques avait déjà été établie, sans pour l’instant que les scientifiques ne fassent de lien avec les prédispositions génétiques. "Le sommeil régule nos sécrétions hormonales, notamment deux hormones : la ghréline (qui stimule notre appétit) et la leptine (qui provoque notre sentiment de satiété), qui jouent un grand rôle dans notre appétit", nous expliquait le Dr Jérôme Lefrançois, médecin généraliste et spécialiste du sommeil. Mal sécrétées à cause d’un mauvais sommeil, elles peuvent empêcher le sentiment de satiété et faire grimper l’IMC.

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