Le vrai taux normal de cholestérol ne serait pas celui qu'on pense

Le vrai taux normal de cholestérol ne serait pas celui qu'on pense©Istock

Dans le documentaire Cholestérol : le grand Bluff, Arte donne la parole à plusieurs spécialistes du coeur et des chercheurs qui dénoncent les sloggans alarmistes des marques de médicaments pour baisser toujours plus bas le taux de cholestérol et révèlent quels sont pour eux, les vrais taux normaux pour être en bonne santé.

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Réel danger pour la santé ou invention des lobbies pour vendre des médicaments ? Dans un documentaire diffusé mardi 18 octobre au soir, Arte a de nouveau jeté un pavé dans la mare. "Le dogme s'impose plus le taux est bas mieux c'est", lance la narratrice du documentaire. Pourtant, les experts interrogés dans le reportage affirment que le taux normal ne doit pas être aussi bas qu'on le pense. "Quand je me suis installé en tant que cardiologue en 1985 le taux normal était de 3 g/litre . Depuis, il est maintenant en dessous de 2 g/litre ce qui fournit plus de personnes avec du cholestérol élevé", explique le Dr Mikael Rabaeus, un sourire aux coins des lèvres.

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"Le cholestérol n'est pas un poison qui coule dans nos veines"

La vérité selon le Dr De Lorgeril connu pour ses dénonciations autour du mythe des dangers du cholestérol c'est que les taux "circulants" varient en fonction de plusieurs facteurs : le sexe, l'âge, l'activité physique et même la saison. Pour un adulte en bonne santé le taux normal est entre 2 et 3 g/litre. "L'idée selon laquelle il doit être très bas n'a aucune utilité médicale,c'est une idée absurde qui encourage la consommation de médicament", affirme-t-il avec conviction.

Un chercheur américain questionné par Arte ajoute qu'il est important de savoir que le groupe d'étude qui a préconisé les nouveaux taux de cholestérol en 2001 aux Etats-Unis était formé de plusieurs chercheurs de l'industrie pharmaceutique. "Le cholestérol n'est pas un poison qui coule dans nos veines. C'est une graisse fondamentale pour la fabrication de nos cellules", scande un autre spécialiste. Un taux trop bas pourrait déclencher d'autres troubles ailleurs.

Le problème avec le cholestérol semble surtout être au niveau de la communication sur le sujet. Si l'information sur la disponibilité des traitements en cas de troubles cardiaques est martelée dans les médias, les médecins qui veulent avertir les personnes sur les bons comportements quand on est seulement "à risque" ou pas du tout semble avoir plus de mal à se faire entendre.

Vidéo. Cholestérol : les conseils d'un cardiologue

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