Le nombre de verres d’alcool dangereux pour le cerveau

Le nombre de verres d’alcool dangereux pour le cerveau©Fotolia

A partir d’un certain nombre de verres d’alcool, le cerveau commence à être affecté et à faire entrer le sujet en état de dépendance. Eclairage du Dr Jamie Smolen, professeur de médecine à l’université de Floride (Etats-Unis). 

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Après deux verres de vin seulement, le cerveau libère de la dopamine , un neurotransmetteur qui procure du plaisir au sujet. Très vite, la dépendance peut intervenir. Notamment quand on s'adonne au "binge drinking", défini par le fait de boire beaucoup d'alcool dans un temps très court, de façon répétée ou ponctuelle. Selon le Dr Jamie Smolen, professeur de médecine à l’université de Floride (Etats-Unis), un homme qui boit cinq verres d'alcool ou plus (quatre pour les femmes) lors d'une soirée au moins 1 jour dans les 30 derniers jours, et qui reproduit cela souvent, est victime du "binge drinking" . Son cerveau présentera un dysfonctionnement des circuits associés au plaisir et il voudra boire de plus en plus d'alcool. Il sera devenu dépendant même sans boire tous les jours .

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Les fonctions du cerveau altérées

Les 86 milliards de neurones du cerveau communiquent par le biais de messagers chimiques appelés neurotransmetteurs. Ils peuvent s’organiser en grappes et former des réseaux ou des circuits pour accomplir des fonctions spécifiques : pensée, apprentissage, émotions, mémoire..."En cas de dépendance à l'alcool, la fonction normale de certains de ces réseaux est perturbée dans trois régions du cerveau : ganglions de base, amygdale étendue, cortex préfrontal", explique le Dr Jamie Smolen.

Les trois étapes de la dépendance :

- L’intoxication : le ganglion de base envoie des effets agréables au buveur en libérant de la dopamine, le neurotransmetteur responsable des effets gratifiants de l’alcool et suscitant le désir. "Parce que les buveurs frénétiques ressentent un plaisir intense, ils sont incités à boire encore et encore. Ce qui peut commencer comme de l’alcool social en soirée pour s’amuser peut entraîner des changements progressifs dans la structure et la fonction du cerveau", explique le Dr Jamie Smolen.

- L’état de manque : le circuit d’habitude s’active via le striatum dorsal. Il contribue à la recherche compulsive d’alcool du sujet et explique son manque de résistance.

- L' affranchissement négatif : le sujet fait une pause dans la consommation d’alcool. Le cerveau produit de moins en moins de dopamine et la personne a moins d’expériences naturelles de plaisir (nourriture, sexe). "Au final la fonction des systèmes de contrôle exécutif du cerveau, qui aide à prendre des décisions et à réguler les actions, émotions et impulsions, est grandement réduite."

Source : The Conversation.

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