Le nombre de fois qu’il faut faire l’amour pour éviter le cancer de la prostate

Le nombre de fois qu’il faut faire l’amour pour éviter le cancer de la prostate

Des chercheurs ont découvert un moyen plaisant pour réduire le risque de cancer de la prostate : l'éjaculation. Ils ont même établi une moyenne d'orgasmes à atteindre chaque mois pour que ce bienfait, qui mérite d'autres recherches, soit optimal.

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Si les bienfaits du sexe, en particulier de l'orgasme, sont légion des chercheurs ont découvert qu'il serait également utile dans la prévention d'une maladie grave : le cancer de la prostate. "En France, le cancer de la prostate est le cancer le plus fréquent chez l’homme, avant celui du poumon ou le cancer colorectal et figure au troisième rang des causes de décès par cancer chez celui-ci", précise la Fondation ARC. Les chercheurs de la Harvard Medical School ont mené une étude expliquant qu'un orgasme par jour permettrait de réduire son risque d'apparition.

La prostate est une petite glande située entre le pénis d'un homme et de sa vessie. Sa principale fonction est de produire un liquide blanc épais qui compose le sperme contenu dans les testicules. C'est plus précisément l'éjaculation qui permettrait "d'évacuer" les produits chimiques de la prostate selon la principale hypothèse avancée. Une autre théorie veut qu'elle favorise le développement de nouvelles cellules et limite ainsi l'accumulation de vieilles cellules susceptibles de devenir cancéreuses.

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A privilégier dès 40 ans

L'étude a suivi 32 000 hommes pendant 18 ans, dont 3839 ont été diagnostiqués avec cette maladie au cours de cette période. Il leur a été demandé leur fréquence mensuelle moyenne de l'éjaculation entre les âges de 20 à 29 ans, 40 à 49 ans et en 1991, l'année précédant le questionnaire. Les chercheurs ont découvert que les hommes de la tranche des 40 à 49 ans qui éjaculent 21 fois ou plus par mois réduisent leur risque de cancer de la prostate de 22% par rapport à ceux qui éjaculent quatre à sept fois par mois et ce peu importe les facteurs de risque.

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"Bien que ces données sont les plus convaincantes à ce jour sur le bénéfice potentiel de l'éjaculation sur le développement du cancer de la prostate, elles doivent être interprétées avec une certaine circonspection. Dans le même temps, compte tenu de l'absence de facteurs de risque modifiables pour le cancer de la prostate, les résultats de cette étude sont particulièrement encourageants", explique le Dr Jennifer Rider, principale auteur de l'étude. D'autres recherches doivent être effectuées pour comprendre comment plus précisément ce lien de cause à effet.

Vidéo. Le cancer de la prostate

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