Kétamine : le traitement qui peut être dangereux pour votre foie

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Début 2017, l'Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) avait publié un point d'information inscrivant la kétamine sur la liste des stupéfiants à compter du 24 avril. De nombreuses précautions sont encore prises afin de limiter l'abus de ce traitement, qui peut devenir dangereux à fortes doses. 

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L’Agence nationale de sécurité du médicament a publié ce 20 juin un point sur les risques d’atteintes hépatiques graves lors d’u tilisations prolongées et/ou à doses élevées de kétamine.

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Que provoque la kétamine à fortes doses ?

Selon l’ANSM, l’abus de kétamine est responsable "de signes cliniques parfois graves : (convulsions, hypertension artérielle sévère, troubles du rythme cardiaque, dépression respiratoire, arrêt respiratoire, perte de connaissance, akinésie transitoire, hallucinations, agitation, désorientation, confusion mentale, distorsion sensorielle, attaques de panique,) pouvant conduire à une hospitalisation et au décès. Chez des consommateurs chroniques, des complications urologiques sont d’autre part décrites dans la littérature."

La kétamine sur la liste des stupéfiants

L'ANSM rappelle qu' une augmentation du nombre d’abus a été recueillie par le réseau des Centres d’évaluation et d’information sur la pharmacodépendance (CEIP) depuis 2002. Le Centre Régional de Pharmacovigilance rappelle qu’un "trafic international a été mis en évidence".
Depuis 2014, dix cas d’ atteintes hépatiques graves ont été déclarées, dont quatre qui ont conduit à une transplantation hépatique . Selon l’ANSM, il s’agit d’atteintes cholestatiques de type cholangite qui peuvent être liées à l’administration de kétamine de façon prolongée et répétée ( entre 1 et 5 mois de traitement continu ) ainsi qu’à des posologies élevées , "dans la prise en charge de douleurs rebelles ( dépassant 100 mg/j en continu sur plusieurs jours ) et lors de la réalisation de soins douloureux ( 200 à 400 mg/h en 3 à 6 heures ) chez des grands brûlés" .
L’ANSM rappelle que son usage dans la prise en charge des douleurs rebelles et de certains soins douloureux a fait l’objet de recommandations de bonnes pratiques en 2010 par l’Afssaps

Elle avait également publié un point d’information en janvier à propos de la kétamine : "L’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) souhaite informer les professionnels de santé de l’inscription des préparations injectables de kétamine sur la liste des stupéfiants . Ceci fait suite à une augmentation de son usage à des fins récréatives et du nombre de cas d’abus . Les signalements de trafic de kétamine sont également en hausse. Par conséquent, ces médicaments suivront la réglementation applicable aux stupéfiants à compter du 24 avril 2017"
"Il est indispensable de respecter les posologies préconisées et de surveiller le bilan hépatique de façon rapprochée lors de telles utilisations" rappelle l’ANSM.

La kétamine : à quoi ça sert ?

Elle est indiquée comme agent anesthésique , seule ou avec d’autres anesthésiques. On l’utilise comme anesthésique général en médecine humaine et vétérinaire , ou comme analgésique et sédatif . Elle est également utilisée pour traiter les douleurs chroniques .

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