Faut-il redouter un nuage radioactif en France ?

Des réacteurs de la centrale de Fukushima entraînent depuis plusieurs jours des fuites radioactives. Quand le nuage radioactif arrivera-t-il en France ? Quelles seront les conséquences santé ?


 © NHK (photo de l'explosion du 14 mars)

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Nuage radioactif : il pourrait être en France la semaine prochaine

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Situation le 24 mars à 10 h 30 :

Etat du nuage : Le nuage est actuellement au-dessus de la France pour plusieurs jours voire semaines. Pour connaitre les relevés de radioactivité zone par zone en France, vous pouvez cliquer sur ce lien.

Situation le 18 mars à 10h :
Etat du nuage : Le vent d'ouest baisse d'intensité, il ne dépassera plus les 30 km/h. Son orientation permet pour le moment de rejeter les polluants en mer.
D'après Météo Consult, le vent continuera à faiblir au cours du week-end. Les particules radioactives auront tendance à stagner en nombre à proximité du littoral.
Lundi, la situation devrait être plus inquiétante car le vent devrait tourner, souffler de l'est et repousser les particules sur l'île.

Situation le 17 mars à 14h :

Les rejets radioactifs représenteraient environ un dixième de ceux de la catastrophe de Tchernobyl en 1986, selon le directeur de la sûreté de l'Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN).

Mise à jour le 17 mars à 12h :

Etat du nuage - 17 mars 2011 : Malgré quelques averses, le vent repousse les rejets radioactifs vers la mer. Demain, d'après Météo Consult, un anticyclone doit surplomber le Japon. Les conséquences seront défavorables à la population : pas ou peu de vent donc une masse d'air stable qui n'évacue pas le nuage.

Selon Jean-Marc Peres, chef de service de surveillance de la radioactivité dans l’environnement à l'Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire, "il est fort probable que l’on détecte le passage du nuage à partir de la semaine prochaine sur notre territoire". Toutefois, le danger serait nul : "Le niveau de radioactivité sera en deçà du seuil nocif, c’est une certitude."

Actuellement, des particules radioactives issues de la centrale de Fukushima se dirigeraient vers l'Amérique du Nord, mais dans des quantité infimes. Le premier territoire français qui serait survolé par le nuage est l'archipel de Saint-Pierre-et-Miquelon, dont la population se prépare.

Rappel des faits

Mise à jour le 16 mars à 11h : La radiation autour de la centrale est mesurée à 1,500 microsievert par heure. Les opérations de largage par hélicoptère ont été stoppées.
Russie : Officiellement, le niveau de radioactivité mesuré sur les côtes russes proches du Japon est normal. Mais l'armée russe a décidé de mobiliser les navires de la flotte du Pacifique et des avions militaires pour préparer l'évacuation de la population des îles Kouriles et de Sakhaline en cas de nuage avéré.

Mise à jour le 15 mars à 16h15 : L'enceinte de confinement du réacteur n2 de la centrale de Fukushima Daiichi serait endommagée, selon l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA). Cela confirme une information donnée plus tôt par l'Autorité de sûreté nucléaire française selon laquelle ce réacteur ne serait plus étanche.

Mise à jour le 15 mars à 12h20 : L'accident de la centrale de Fukushima a atteint le niveau 6 de gravité sur l'échelle internationale (INES) qui en compte 7, a déclaré mardi le président de l'Autorité de sûreté du nucléaire (ASN), André-Claude Lacoste. L'incident de Tchernobyl de 1986 est classé au niveau 7. L'enceinte de l'un des réacteur ne serait plus hermétique.

Mise à jour le 15 mars à 10h30 : Dans la nuit de lundi à mardi (heure française), de nouvelles explosions ont touché les réacteurs 2 et 4 de la centrale de Fukushima. "Le niveau de radioactivité a considérablement augmenté" sur le site de la centrale de Fukushima, a déclaré mardi le Premier ministre japonais, Naoto Kan, alors que des niveaux entre 30 et 400 millisieverts par heure ont été relevés autour des réacteurs. Des taux de radioactivité élevés ont été mesurés dans la capitale Tokyo. Selon l'Agence de sûreté nucléaire japonaise, deux brèches de huit mètres de large sont apparues ce matin, mardi 15 mars, dans l'enceinte extérieure du bâtiment du réacteur 4, suite à l'explosion qui a eu lieu dans la nuit...

Mises à jour du 12 au 14 mars : Au total, onze réacteurs ont été touchés par le séisme.
A Fukushima, le bâtiment contenant le réacteur n1 a explosé samedi 12 mars. Le nuage qui s'est échappé du réacteur n1 de la centrale de Fukushima est une vapeur... radioactive contenant du césium 137. Selon l'IRSN, l'Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire, les quantités de radiation enregistrées seraient pour l'instant assez faibles. Même si le rejet a été important, il se serait rapidement dilué :
"Lors de l’explosion, le débit de dose à la limite du site aurait atteint 1 millisievert par heure (mSv/h). Douze heures plus tard, le débit de dose aurait encore été de 0,040 mSv/h. Ces valeurs sont à comparer à 0,0001 mSv/h qui correspond à l’ordre de grandeur de la radioactivité naturelle. La valeur de 1 mSv/h correspond à un rejet très important dans l’environnement. Ce rejet a dû s’atténuer rapidement avec la distance", note l'institut dans un communiqué. Mais le réseau Sortir du nucléaire présente ces mêmes chiffres de façon plus alarmante : "Un citoyen japonais autour de la centrale reçoit la dose annuelle tolérée en France en l'espace de 10 heures. "Une explosion similaire a eu lieu sur le réacteur n3 lundi 14 mars, détruisant son toit. Des vapeurs radioactives s'en échappent depuis.
Selon le gouvernement japonais, le risque d'importantes fuites radioactives est "faible", les caissons renfermant les cœurs des réacteurs étant intacts.Bien que peu radioactives, des experts assurent que ces vapeurs pourraient toutefois s'échapper des réacteurs durant plusieurs semaines, voire plusieurs mois.

© Carte des vents au Japon Météo Consult

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