Erreurs médicales : les logiciels d'aide à la prescription pointés du doigt

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Suite au décès d’une patiente à Versailles après une erreur informatique, les logiciels d’aide à la prescription sont sur la sellette. Selon le Parisien, ces logiciels ont souvent conduit à des erreurs parfois fatales.

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Le Parisien titrait mercredi dans sa une, en caractère gras : "Mort sur ordonnance". Et les révélations font froid dans le dos.

En novembre 2011, une patiente décède des suites d’une allergie médicamenteuse. Sa famille avait porté plainte contre l’hôpital, l’allergie à l’antibiotique était pourtant inscrit noir sur blanc dans son dossier médical. Depuis, et grâce au rapport de la commission régionale de conciliation et d’indemnisation (CRCI), on sait que le décès est dû à une défaillance informatique du logiciel d'aide à la prescription.

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Et le rapport est alarmant. Il estime que la menace de défaillance est réelle et que de nombreux hôpitaux sont concernés avec des conséquences parfois fatales pour les patients. "Ces systèmes, en place dans de nombreux établissements, n’assurent pas une sécurité fine, en particulier dans le domaine des éventuelles allergies", s'alarment les experts.

Un logiciel d’aide à la prescription est un outil informatique qui vise à aider les médecins, en élaborant les prescriptions, les traitements les mieux adaptés. Il permet de comparer les données d'un médicament avec celles d'un patient ou de lire l’historique des prescriptions d'un patient. Et certains de ces logiciels ne sont pas assez structurés pour une codification exacte et pour un contrôle exact.

Des défaillances sont signalées partout en France. A la Roche-sur-Yon, un médecin a vérifié minutieusement le système informatique du circuit médicamenteux et a découvert 35 catégories d’erreurs en un an, dont des erreurs de dosage voire même des erreurs de médicaments.

Ce constat alarmant a poussé Alain-Michel Ceretti, président de l’association de patients "Le lien", à réclamer à la ministre de la Santé, Marisol Touraine, de "retirer le plus vite possible les logiciels qui dysfonctionnent". Interrogée ce mercredi matin sur Europe 1 , la ministre a affirmé que les logiciels défaillants "seront évidemment retirés", et qu'il n'était "pas acceptable que la vie du patient soit mise en danger pour cette raison [mais] je ne voudrais pas qu’à travers cette affaire, on jette, une fois de plus, un soupçon sur la manière dont les patients sont accueillis dans les hopitaux".

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