Erreur de notice : alerte sur les risques intestinaux d’un médicament pour le cerveau

Erreur de notice : alerte sur les risques intestinaux d’un médicament pour le cerveau©Fotolia

L’Agence nationale de sécurité du médicament (Ansm) met à jour la notice d’un neuroleptique. Il manquait en effet des informations essentielles concernant le risque d’occlusion et d’inflammation intestinales.

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Des notices "incomplètes". C’est ainsi que l’Agence nationale de sécurité du médicament (Ansm) alerte sur un risque lié au neuroleptique Tercian®, spécialité à base de cyamémazine, dans un point d’information publié le 20 janvier 2017. "L’information manquante porte sur la nécessité d’informer immédiatement un médecin en cas de constipation prolongée, de ballonnements ou de douleurs", précise l’Agence.

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Constipation ou ballonnements sous Tercian® : avertir son médecin

Il ne s’agit pas d’inscrire un nouvel effet secondaire dans la notice du Tercian®, car l’action de ce médicament sur les intestins est bien connue, comme le précise l’Ansm : "ce médicament peut provoquer, dans de très rares cas, un arrêt du transit (occlusion intestinale) ou une inflammation très grave de l’intestin pouvant aller jusqu’à la destruction des cellules (nécrose)". Dans la rubrique "Précautions d’emploi ; mise en garde spéciales" de la notice du Tercian® figurera donc la mention : "Pendant le traitement, vous devez prévenir immédiatement votre médecin […] si vous avez une constipation qui dure dans le temps, ainsi que des ballonnements et des douleurs dans le ventre". Si la notice en ligne est d’ores et déjà actualisée, "les boîtes contenant les nouvelles notices seront progressivement mises sur le marché à partir du mois de février 2017", prévient l’Ansm.

Dépression, anxiété et troubles du comportement de l’enfant

Cette mise à jour concerne toutes les formes de Tercican® : comprimés sécables de 25 ou 100 mg et solutions buvables 40 mg/ml et 50 mg/5ml. Ce médicament est indiqué dans le traitement de troubles psychiques comme la schizophrénie et certains types de psychose, dans le traitement de courte durée de la dépression (associé à un antidépresseur) et dans le traitement de l’anxiété. "Il est également indiqué chez l’enfant à partir de 3 ans dans les troubles graves du comportement avec agitation et agressivité", précise l’Ansm.

Vidéo. Le bon usage des médicaments en images

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