Epilation intime : pourquoi elle peut être dangereuse ?

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De nombreuses personnes s'épilent pour des raisons esthétiques et/ou hygiéniques. Une étude, publiée par Sexually Transmitted Infections, a révélé que des points communs pouvaient exister entre l’épilation des poils pubiens et les IST. 

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S’épiler le maillot, plus hygiénique ? Au-delà des raisons esthétiques , les femmes et les hommes s’épilent souvent le maillot car ils pensent que cela est plus hygiénique . Une étude, publiée par Sexually Transmitted Infections, a pourtant révélé que l’épilation pourrait être mauvaise pour la santé .

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De petites coupures sur la peau :

Sur 7580 personnes interrogées, 74% ont déclarés épiler leurs poils pubiens, dont 66% d’hommes et 84% de femmes . NCBI révèle que des IST ont été signalées chez 13% des participants ( 11% d’hommes et 15% de femmes). Les personnes s’épilant rapportent avoir eu plus de problèmes liés aux IST que les personnes qui ne s’épilent pas ( 14% contre 8% ).
Les personnes s’épilant de manière très régulière ( plus de 11 fois par an, considérée comme une fréquence très haute) étaient plus susceptibles d’avoir déjà eu affaire aux IST que celles qui s’épilent ponctuellement ( 18% contre 14% ).

Aucune différence n’a été observée entre ceux qui s’épilent assez régulièrement (de manière quotidienne ou hebdomadaire) et ceux qui le font plus rarement ( 15% contre 14% ).
Des liens entre IST et épilation ont été trouvés pour certaines maladies : l’herpès, le Papillomavirus et la syphilis. Cependant, peu de personnes ont signalé avoir eu le molluscum . Des liens ont également été trouvés avec la chlamydia et le VIH, mais pas avec la gonorrhée. L’étude affirme en effet que l’épilation peut entraîner de petites coupures dans la peau , pouvant rendre les personnes plus vulnérables aux IST.

Épilation et IST : un lien de cause à effet ?

Le sondage a été effectué auprès des résidents américains, âgés de 18 à 65 ans . Il prenait en compte les pratiques de soin intime , les comportements sexuels ainsi que les problèmes liés aux IST .

NCBI affirme cependant que les résultats de l’étude ne signifient pas nécessairement que l’épilation des poils pubiens augmente directement le risque d’IST . La principale limitation en effet est que cette étude ne peut pas prouver les causes à effets . De plus, elle n’a pas pris en compte les pratiques sexuelles sûres des participants. D’autres facteurs peuvent ainsi être mis en cause pour expliquer l’apparition d’une ou plusieurs IST, ainsi que la partialité possible de la part des participants, notamment sur de possibles pratiques sexuelles dangereuses (sans contraception, par exemple).

IST : en savoir plus

Les IST sont surtout transmises lors de rapports sexuels non protégés par un préservatif ou avec des partenaires multiples . Une plaie muqueuse favorise la contamination. Elles se caractérisent en général chez l’homme par une urétrite purulente , et chez la femme par des écoulements , des douleurs pelviennes , de la fièvre , des pertes blanches et/ou des saignements . Les MST et IST peuvent aussi se manifester par des brûlures intenses, des vésicules suintantes, et des petites ulcérations en cas d’herpès , des verrues de 2 à 3 mm en cas de papillomes ou condylomes, un ganglion et un ulcère en cas de chancre mou (très rare en Europe), ou encore des morpions en cas de phtiriases inguinales .
Le préservatif est le seul rempart efficace pour empêcher les IST . En cas d’apparition de signes évocateurs, vous devez avertir votre partenaire de l’existence d’une possible MST afin qu’il puisse consulter un médecin au plus vite et se protéger lors de rapports sexuels ultérieurs .

Un recueil de l’écoulement urétral , un prélèvement du tissu génital infecté et dans certains cas un examen d’urine ou un examen sanguin permettent de mettre en évidence l’agent responsable de la MST.

Chez la femme, une MST 'silencieuse' à chlamydiae ou à gonocoques, non traitée ou trop tardivement, peut évoluer vers une salpingite préjudiciable à une grossesse normale ou responsable d’une stérilité ultérieure . Chez l’homme, une infection prostatique, oculaire, articulaire ou testiculaire (orchi-épididymite) peut compliquer une gonococcie . Dans ce dernier cas, des douleurs scrotales et une fièvre importante permettent d’orienter le diagnostic. Une septicémie est toujours possible. Les condylomes acuminés augmentent le risque de survenue d’un cancer . L’hépatite virale peut toucher gravement le foie.

Vidéo. VIH : comment fonctionnent les traitements ?

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