En France, une mère accouche d’un bébé vivant alors qu’elle avait avorté quelques heures plus tôt

En France, une mère accouche d’un bébé vivant alors qu’elle avait avorté quelques heures plus tôt©iStock

Enceinte de huit mois, une jeune femme apprend que son bébé est handicapé. Elle recourt à une interruption médicale de grossesse mais accouche finalement d’un enfant vivant quelques heures plus tard. Décryptage.

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Malgré l’interruption de grossesse, le bébé est bien vivant. Une jeune femme enceinte de huit mois et suivie au centre hospitalier Duchenne de Boulogne-sur-Mer (Pas-de-Calais) apprend que le fœtus qu’elle porte est atteint d’une grave malformation au cerveau. Une interruption médicale de grossesse (IMG) est alors programmée. Mais lors de l’accouchement qui fait suite à l’IMG, le bébé supposé mort se met à crier.

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Pas d’erreurs médicales commises par les médecins

Mais comment une telle situation peut-elle se produire ? L’IMG a consisté en "une piqûre à double dose […] injectée via le cordon ombilical", selon La Voix du Nord qui rapporte les faits. Suite à cet acte, les médecins ont bien constaté l’arrêt du cœur et ont informé la famille du décès de l’enfant. Le corps médical se retrouve démuni face à un tel retournement de situation : "Nous avons vérifié le déroulé de l’opération et il n’y a pas eu d’erreurs médicales commises par les praticiens qui ont pratiqué l’opération. Nous sommes face à un échec de l’IMG . C’est rare mais ça arrive ", déplore le docteur Pierre Ducq, président de la commission médicale de l’hôpital Duchenne interrogé par La Voix du Nord.

Le bébé "pleure, mange et bouge"

A l’heure actuelle, "le bébé est vivant. Il pleure, mange et bouge", raconte le père de l’enfant dans les colonnes du quotidien. Le nourrisson a été transféré avec sa mère au Centre Hospitalier Universitaire de Lille. Il ne nécessite pas de soins intensifs mais doit passer des examens médicaux pour que son état de santé soit précisément évalué, notamment au niveau neurologique. Mais les potentielles séquelles neurologiques ne seraient toutefois pas dues à l’IMG, selon Yves Marlier, directeur du centre hospitalier de Boulogne-sur-Mer, interrogé par L’Express, car ce procédé "agit au niveau cardiaque, et non au niveau neurologique". Les parents du bébé envisagent néanmoins de porter plainte contre l’hôpital, selon La Voix du Nord .

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