Elle décède après avoir été mordue par un chat errant

Elle décède après avoir été mordue par un chat errant©iStock

Au Japon, une femme d’une cinquantaine d’année est décédée des suites d’une morsure d’un chat errant qu’elle avait recueilli. Celui-ci était porteur d’une grave maladie émergente. Explications.

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IstockElle voulait simplement aider un chat errant, mais cela lui a coûté la vie. Une femme japonaise d’une cinquantaine d’année est décédée en 2016 après avoir été mordue par un chat, selon les autorités nippones. Le félin lui aurait transmis le syndrome de fièvre sévère avec thrombocytopénie (SFTS), une grave maladie émergente. L'information est relayée par Le Parisien.

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Premier cas mondial de transmission d’un chat à un humain

Mais comment expliquer un tel drame ? Ce virus est véhiculé par les tiques et transmis par leurs morsures. Selon le ministère japonais de la Santé, le SFTS est diagnostiquée sur une soixantaine de personnes chaque année sur l’archipel, et présente un taux de mortalité d'environ 20% . La quinquagénaire décédée l’an dernier du SFTS ne présentait pas de piqûre de tique, mais avait été mordue par le chat errant. Celui-ci avait probablement été piqué par une tique et était donc porteur du virus. La femme est décédée 10 jours plus tard, après avoir emmené l’animal chez le vétérinaire. "Jusqu’à présent, aucun cas de transmission d’un mammifère à l’homme n’avait été rapporté. […] Il n’est pas encore confirmé que le virus vienne du chat, mais il est possible que ce soit le premier cas mondial", a confié à l’AFP une porte-parole du ministère.

Ni vaccin ni traitement contre le SFTS

Le SFTS est causée par un virus et se caractérise par des vomissements, des diarrhées, de la fièvre, des troubles du comportement et d’une détresse respiratoire accompagnée d’une défaillance de plusieurs organes (reins, foie, cœur, tube digestif, système nerveux et appareil vasculaire). Il n’existe actuellement aucun vaccin ou traitement contre cette maladie, qui a émergé récemment en Asie. "Le meilleur moyen de réduire le risque d’infection est d’ éviter de se faire piquer par des tiques ", a rappelé le ministère nippon, qui a également demandé aux citoyens de ne pas caresser les animaux suspects.

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