Diabète : ce type de médicaments mis en cause pour des risques mortels

Diabète : ce type de médicaments mis en cause pour des risques mortels©iStock

Une nouvelle famille de médicaments efficaces contre le diabète de type 2 comporterait un risque élevé de complication grave voire mortelle. Explications.

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Ils s’appellent les inhibiteurs SGLT2*. Ces médicaments anti diabète de type 2 ont fait leur apparition en 2014 sous les noms dapagliflozine, canagliflozine et empagliflozine. Leur principe : ils abaissent les taux de glycémie en facilitant l’élimination du glucose dans les urines. Mais attention, ces traitements ne sont pas sans risque, selon des chercheurs en épidémiologie du Birgham and Women’s Hospital de Boston (Etats-Unis). Ils publient une étude dans le New England Journal of Medicine, dans laquelle ils expliquent que les inhibiteurs SGLT2 peuvent augmenter le risque d’acidocétose diabétique , une complication parfois mortelle du diabète.

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Deux fois plus d’acidocétose diabétique

Pour arriver à cette conclusion, les chercheurs se sont appuyés sur un panel de 38 045 patients diabétiques de type 2 prenant des inhibiteurs SGLT2. Ils ont comparé leur état de santé à 38 045 autres patients soignés avec un autre type d’inhibiteurs (les DPP4). Au bout de 180 jours, ils ont constaté que 55 patients sous inhibiteurs SGLT2 avaient déclaré une acidocétose diabétique , contre seulement 26 patients sous inhibiteurs DPP4 . L’acidocétose diabétique correspond à des niveaux élevés de cétones, des composés acides, dans le sang et se manifeste par des vomissements, des douleurs abdominales, des essoufflements et des œdèmes cérébraux. Elle peut s’avérer fatale si elle n’est pas prise en charge rapidement.

Une complication sous-évaluée ?

L’acidocétose diabétique est une complication fréquente en cas de diabète de type 1, mais plus rare chez les personnes souffrant de diabète de type 2. Cette complication est donc à surveiller de près, car ses symptômes sont par nature rarement recherchés chez les diabétiques de type 2. "Le risque d’effet secondaire pourrait en fait être même plus élevé que ce que nous avons trouvé à cause d’erreurs de diagnostic ou de sous-évaluations", s’inquiète le docteur Michael Fralick, co-auteur de l’étude, cité par MedicalXpress. Prochaine étape pour les chercheurs ? Comprendre pourquoi et comment les inhibteurs SGLT2 augmentent le risque d’acidocétose diabétique, pour remédier à ce problème.

*pour Inhibitors of sodium–glucose cotransporter 2 (inhibiteurs du co-transporteur rénal sodium-glucose de type 2).

Vidéo. Diabète : les signes qui ne trompent pas

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