Des médicaments anti brûlures d’estomac dangereux pour les reins

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Les inhibiteurs de pompes à protons ont a nouveau été épinglés par une étude américaine à cause des risques qu’ils représentent pour les reins.

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© FotoliaLes inhibiteurs de pompe à protons (IPP*), prescrits en cas de brûlures d’estomac, de reflux ou d’ulcères gastriques, sont à nouveau mis sur la sellette, cette fois par des scientifiques de l’Université de Washington (Etats-Unis), à cause du risque de dommages sur les reins.

Leurs effets secondaires sont par ailleurs assez conséquents : nausées, vomissements, douleurs abdominales, maux de tête, diarrhées, constipation.

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Pour aboutir à cette conclusion , les chercheurs ont observé des patients sous IPP en les comparants à des patients sous "antihistaminiques H2", un autre type de médicaments prescrits contre l’acidité gastrique. Résultat : les IPP ont été associés à une plus forte diminution de la fonction rénale. Plus précisément, sur 5 ans, les utilisateurs d’IPP avaient 28% de risques en plus de développer une maladie rénale chronique, et 96% de risques supplémentaires de souffrir d’insuffisance rénale.

En cas de prise, limiter la durée de leur utilisation

"Il est important de limiter médicalement l’utilisation des IPP, ainsi que la durée de son utilisation", a déclaré le Dr Ziyad Al-Aly de l’Université de Washington.

En octobre 2015, deux études américaines de vaste ampleur avaient déjà été publiées, rappelant les dangers des IPP, qu’elles associaient à un risque accru de 20 à 50% pour l’une, 10% pour l’autre, de contracter une insuffisance rénale chronique.

*Parmi les IPP délivrés en France : Inexium®, Inipomp®, Lanzor®, Mopral®, Oméprazole® (générique), Pantoprazole® (générique), Pariet®, Zoltum®.

Vidéo. Le reflux gastro-oesophagien en images

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