Des composants toxiques dans certains saumons

Des composants toxiques dans certains saumons©Istock

Etrangement, les saumons bio sont plus chargés en métaux lourds que les autres, selon une enquête de 60 millions de consommateurs

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Qu’ils viennent de Norvège ou d’Irlande "fiefs de l’aquaculture biologique", les saumons bio peuvent être plus contaminés par les métaux et pesticides que les autres , selon une enquête du magazine 60 millions de consommateurs. Pour aboutir à cette conclusion, les enquêteurs ont analysé 10 pavés de saumons frais et 15 variétés de saumons fumés (bio et non bio). Si ces derniers, délestés de leurs parties riches et donc allégés en contaminants s’en sortaient plutôt bien, les chercheurs ont particulièrement pointé du doigt la première catégorie. Notamment les bio " contaminés dans des proportions plus importantes que dans nos tests de 2014 " indique le magazine.

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Des pesticides interdits dans du poisson bio

Parmi les poissons bio, ils ont trouvé quatre résidus de pesticides organochlorés qui sont interdits depuis plusieurs années. Certains contenaient également du mercure, jusqu'à 0,05 mg par kg de poisson pour la référence Olsen, une teneur heureusement en-dessous de la limite réglementaire (0.5mg/kg). De l’arsenic pouvait aussi être présent en proportions variables. "L’arsenic provenant en grande partie de la croûte terrestre, on peut comprendre que la chair des poissons sauvages en contienne. Mais pour les autres ? Les différents experts que nous avons sollicités sont formels : l’environnement a un effet minime sur la contamination des poissons d’élevage", a commenté le magazine. En fait la contamination en arsenic ne viendrait que peu de l'environnement des poissons mais surtout de leur alimentation. La nourriture des poissons d’élevage est composée "en partie de farines et d’huiles animales, issues de poissons sauvages susceptibles d’accumuler ces résidus" rappellent les enquêteurs.

Pas de saumon à Noël ?

Alors faut-il éviter le saumon en cette veille de Noël ? Selon Patricia Chairopoulos, journaliste enquêtrice pour le magazine interrogée par l’ AFP : "On ne va pas dire qu'il ne faut plus en manger, loin de nous cette idée". Mais "ça peut appeler les industriels à être peut-être plus vigilants sur la nature et la propreté de l'alimentation qu'ils donnent à leurs saumons".

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