Démence : ce que votre poids révèle de vos risques d’avoir la maladie

Démence : ce que votre poids révèle de vos risques d’avoir la maladie
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Des chercheurs estiment qu'une perte de poids importante à partir de 40 ans et jusqu'à la fin de vie peut constituer un signe précurseur de déficience légère, elle-même à l'origine de certains cas de maladie d'Alzheimer.

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C'est un signe de déficience cognitive légère qui n'avait jusqu'ici jamais été évoqué. Une perte de poids notable entre la quarantaine et la fin de vie serait associée à un risque accru de ce trouble cognitif, selon des chercheurs de la Mayo Clinic. Leur étude publiée dans la revue JAMA Neurology explique qu'il est donc important de guetter un changement important de l'indice de masse corporelle. La déficience cognitive légère peut ne peut évoluer comme elle peut devenir un stade précoce d'une démence comme la maladie d'Alzheimer.

Il est donc important de pouvoir guetter son apparition pour limiter les risques de troubles cognitifs plus sérieux. Les chercheurs ont suivi pendant quatre ans 1895 patients âgés de 70 ans ou plus dont le poids et la taille entre 40 et 65 ans ont été répertoriés dans des dossiers. Sur ce panel, 524 patients ont développé une déficience cognitive légère et ces derniers présentaient des similitudes : ils étaient plus âgés, plus susceptibles d'être porteurs de l'allèle APOE * E4, plus susceptibles de souffrir de diabète, d'hypertension artérielle, d'un AVC ou d'une maladie coronarienne.

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"L'anorexie du vieillissement" en cause ?

Mais surtout, les participants qui ont développé cette déficience présentaient à partir de la quarantaine une variation de poids supérieure aux moyennes selon leur âge. Ainsi, une perte de poids de cinq kilos par décennie correspondait à 24% de risque accru de souffrir d'une déficience cognitive légère. "En résumé, nos résultats suggèrent qu'un taux croissant de perte de poids de la quarantaine jusqu'à la fin de vie est un marqueur de déficience cognitive légère et peut aider à identifier les personnes à risques" expliquent les chercheurs.

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Ils ajoutent : "En ce qui concerne les mécanismes, la perte de poids peut être liée à ce que l'appelle l'anorexie du vieillissement. Nous pensons qu'une production dysfonctionnelle de certaines hormones liées au métabolisme énergétique peut conduire à une réduction des apports alimentaires qui affectent le risque de déficience cognitive légère". Bien qu'ils n'aient pas pu prouver la cause, ils soupçonnent que la dépression et l'apathie, connus pour être les premiers symptômes de ce trouble cognitif, amènent les gens à perdre du poids de nombreuses années avant qu'ils commencent à afficher des problèmes de mémoire.

Vidéo La maladie d'Alzheimer

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