Comment certains médicaments contre les brûlures d’estomac abîment les vaisseaux sanguins

Epinglés par de nombreuses études depuis 2015, les IPP, prescrits en cas de brûlures gastriques, ont fait l’objet d’une nouvelle étude américaine les liant à l’endommagement de cellule dans les vaisseaux sanguins. 

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Certains sont disponibles sans ordonnance en pharmacie, les IPP* (inhibiteurs de pompes à protons), ces médicaments prescrits en cas de brûlure d’estomac, ont à nouveau été dénoncés par une étude de la Houston Methodist Research.
Cette fois-ci, ils sont mis en cause dans le vieillissement des cellules endothéliales qui tapissent l’intérieur des vaisseaux sanguins.

Accusés d’augmenter le risque de démence, d’attaque cardiaque, d’insuffisance rénale et de problèmes de santé liés à la coagulation sanguine, ils n’avaient pas été liés par un mécanisme en particulier. Jusqu’à cette étude conduite par le Pr John Cooke.
"En bonne santé, ces cellules créent un revêtement qui empêche le sang de coller", ont déclaré les chercheurs. "Mais plus vieilles et malades, les cellules ressemblent plus à un scratch, et pousse le sang à coller s’agglutiner".

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Envisager d’autres traitements comme les antihistaminiques H2

Pour conduire cette étude, les chercheurs ont mené des tests avec l’IPP "esomeprazole", vendu en France sous le nom d’Inexium® et ont trouvé que la longue exposition à cet IPP accélérait le vieillissement des cellules endothéliales.
"Je pense que les autorités de régulation devraient reconsidérer l’utilisation de ces médicaments sans ordonnance", a suggéré le Pr John Cooke. "Si les gens ont besoin de traiter leurs brûlures d’estomac sur le long terme, ils devraient plutôt envisager d’autres types de traitement comme les antihistaminiques H2 qui contrôlent la production d’acide de l’estomac ".

Les IPP ont récemment été épinglés en avril 2016 par une étude de l’Université de Washington à cause de leur impact sur les reins (28% de risques en plus de développer une maladie rénale chronique, et 96% de risques supplémentaires de souffrir d’insuffisance rénale). Ils avaient également été mis en causes pour la même raison par deux études de vaste ampleur en 2015.

*Parmi les IPP délivrés en France : Inexium®, Inipomp®, Lanzor®, Mopral®, Oméprazole® (générique), Pantoprazole® (générique), Pariet®, Zoltum®.

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