Cœur : le Préviscan serait à éviter si on doit prendre un anticoagulant

Cœur : le Préviscan serait à éviter si on doit prendre un anticoagulant

Un anticoagulant de la famille des antivitamines K largement prescrit serait à éviter, selon la revue médicale Prescrire. Sa balance bénéfice-risque est en effet défavorable, à cause des effets indésirables graves qu’il peut occasionner.

Publicité
Publicité

© Adobe StockFaut-il continuer à prendre ce célèbre anticoagulant ? Depuis juin 2017, le Préviscan® fait l’objet d’interrogations quant à ses risques pour la santé, notamment de la part de l’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM). Ce 1er octobre, la revue médicale indépendante Prescrire publie une note d’information indiquant que ce médicament à base de fluindione "n’est pas le meilleur choix […] quand il s’agit de commencer un traitement antivitamine K".

Prévenir son médecin de tout effet indésirable

En cause : "ses effets indésirables graves immunoallergiques (atteinte cutanées et rénales, parfois graves) en début de traitement", rappelle Prescrire . C’est pourquoi l’ANSM a recommandé aux patients traités depuis moins de six mois par fluindione de "prévenir [leur] médecin en cas d'apparition de symptômes urinaires, cutanés ou respiratoires, d'une fatigue importante ou d'une fièvre".

Préférer la warfarine à la fluindione

Publicité

Enfin, la revue médicale Prescrire oriente les patients vers les alternatives au Préviscan® tels que la warfarine (Coumadine®), "l’antivitamine K de référence". Ce dernier ne présente pas de bénéfice thérapeutique inférieur à celui du Préviscan® et engendre moins de risque d’effets secondaires graves. Ces médicaments sont tous les deux des anticoagulants de la famille des antivitamines K (AVK). En empêchant l'action de la vitamine K, une vitamine qui possède un rôle dans la coagulation du sang, ces traitements ralentissent la coagulation et évitent la formation de caillots dans les artères et les veines. Ils sont notamment prescrits en cas de phlébite, d’insuffisance cardiaque, d'embolie pulmonaire ou encore de ralentissement de l'afflux sanguin aux organes.

Publicité

Vidéo. Cerveau : pourquoi ces médicaments sont dangereux

Publicité

Ailleurs sur le Web

Publicité